Vatican : exhortation du pape aux évêques du Tchad (141088)
Rome, 14 octobre (APIC/CIP) C’est un large panorama de la situation de
l’Eglise au Tchad que Jean Paul II a fait dans le discours qu’il a prononcé
vendredi 14 octobre en recevant les évêques de ce pays, conduits par Mgr
Charles Vandame, président de la Conférence épiscopale tchadienne. A cette
occasion, le pape a constaté que le pays jouit actuellement "d’un certain
calme et d’une paix relative, après des années d’hostilité et de chaos". Le
pape a évoqué les épeuves endurées par la population à la suite de la guerre: deuil, destructions, dégradation sociale, ainsi que le lot trop habituel des malheurs causés par la sécheresse chronique, par les invasions de
criquets et par la famine".
A propos de la situation pastorale, le pape s’est réjoui de l’augmentation des vocations sacerdotales. Il a insisté auprès des évêques sur la
nécessite de s’assurer de "la droiture des motivations" des candidats au
sacerdoce, sans quoi cette augmentation peut être "au détriment de la qualité du clergé".
Jean Paul II a aussi abordé deux domaines qui requièrent une attention
particulière : la famille et la formation des laïcs. La famille et le mariage, a-t-il dit, sont "des institutions fragilisées à la suite de
différents facteurs, tels que l’évolution de la société, le problème de la
dot et l’apparition d’un nouveau type de polygamie". Il s’agit donc, a-t-il
dit aux évêques, de rappeler quelles sont les exigences du mariage pour un
chrétien, et de "les situer davantage dans la ligne des valeurs du mariage
reconnues par les africains".
A propos du laïcat, le pape a souligné l’importance de "donner à tous
les fidèles une formation intégrale, perçue comme une priorité pastorale
par le dernier Synode des évêques". Il a réclamé aussi une attention pastorale pour les traditions religieuses africaines, "afin que les Tchadiens se
sentent de plus en plus chez eux dans l’Eglise".
Enfin, Jean Paul II a invité les évêques tchadiens à poursuivre le dialogue avec les non-catholiques, et notamment à persévérer dans leurs efforts pour que chrétiens et musulmans vivent dans la plus grande harmonie.
Il s’est réjoui de l’amélioration des relations entre l’Eglise et l’Etat,
comme en témoigne, a-t-il dit, le statut des écoles catholiques.
(apic/jt/pr)