Vatican : évêques zaïrois en visite ad limina (010588)
Rome, 1ermai(APIC/CIP) "Quel que soit le nombre des candidats au sacerdoce, il importe toujours de vérifier les signes d’une authentique vocation",
c’est sur ce thème des vocations authentiques que Jean Paul II a mis l’accent en recevant des évêques Zaïrois. Une semaine après avoir reçu les
évêques des provinces ecclésiastiques de Kinshasa, Mbandaka et Kananga,
Jean Paul II a rencontré samedi 30 avril, un autre groupe d’évêques zaïrois
en visite ad limina. Les prélats venaient des provinces ecclésiastiques de
Bukavu, Kisangani et Lubumbashi.
Dans son message adressé au pape, Mgr Fataki, archevêque de Kisangani, a
notamment évoqué la question des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, celle de l’éducation des jeunes, ainsi que les difficultés économiques éprouvées par les diocèses et le sanctuaire de la bienheureuse Anuarité, la première Zaïroise a avoir été béatifiée.
Dans son discours, le pape a d’abord abordé la question de la rapide
croissance des vocations, pour souligner qu’il est toujours très important
de "vérifier les signes d’une authentique vocation, tels que l’Eglise les
reconnaît : une liberté responsable, une aptitude physique et intellectuelle, une droiture d’intention". Il a souligné aussi l’urgence de la mise sur
pied d’équipes de formateurs du clergé.
La vie spirituelle, moteur de l’état sacerdotal
Puis Jean Paul II a rappelé quelques aspects essentiels de la mission du
prêtre. Celle-ci, a-t-il indiqué, est avant tout une mission de salut. "Le
prêtre a pour responsabilité fondamentale le ministère de la parole, qu’il
exerce en annonçant lui-même le message du salut."
Jean Paul II a demandé aux évêques d’être très attentifs à la vie des
prêtres, et notamment à leur procurer le ressourcement spritituel dont ils
ont constamment besoin pour accomplir leur mission avec fidélité. Une vie
spirituelle de qualité, a-t-il ajouté, est nécessaire pour faire face aux
exigences de l’état sacerdotal chez les prêtres séculiers, comme chez les
religieux."
Le pape a aussi rendu hommage au travail des missionnaires venus
d’autres contrées, qui ont permis à l’Eglise du Zaïre d’être cette force
spirituelle reconnue comme telle aujourd’hui et dont l’influence se fait
sentir au-delà des frontières du pays.
A propos de la vie consacrée, qui a connu un essor considérable, le pape
a noté qu’un nombre croissant de jeunes Zaïrois et Zaïroises répondent à
l’appel à la vie religieuse, tant dans les instituts internationaux que
dans des instituts de droit diocésain. Il a demandé aux évêques d’avoir le
souci que la vie religieuse s’épanouisse de façon authentique et viable. Il
a dit avoir pu constater avec satisfaction que la communauté catholique du
Zaïre peut déjà prendre en charge, pour une trés grande part, la vie
matérielle de l’Eglise de ce pays, se réjouissant que les évêques situent
cette recherche d’autosuffisance économique dans le cadre de la promotion
sociale du peuple zaïrois.
Enfin, Jean Paul II a observé qu’un nombre important de jeunes Zaïrois
se tournent aujourd’hui vers l’Eglise. Il a exhorté les évêques à mobiliser
les apôtres qui se présentent ainsi pour que les jeunes s’ouvrent au message chrétien, afin que soit fortifiées en eux les valeurs de droiture de
coeur, de respect des autres, d’esprit de service et de persévérance dans
l’effort. (apic/cip/bd)