"consensus" des évêques réunis au Vatican en novembre 1988
Rome, 28avril(APIC/CIP) La salle de presse du Saint-Siège a diffusé
vendredi 28 avril un rapport de la rencontre qui a réuni au Vatican, les 7
et 8 novembre dernier, les évêques - présidents ou délégués - des commissions pour la famille des Conférences épiscopales. Cette rencontre était
organisée à l’occasion du 20e anniversaire de la publication de l’encyclique "Humanae Vitae" de Paul VI.
le rapport, qui est destiné aux présidents des Conférences épiscopales,
donne un large aperçu des différentes interventions faites au cours de la
réunion, et notamment celle de Jean Paul II, qui s’était adressé aux participants lors de la première journée. Le rapport énumère en outre "certains
points principaux" qui se sont dégagés des travaux, "montrant ainsi le consensus qui a rassemblé les opinions des évêques.
Le rapport énumère aussi quelques souhaits, en précisant qu’il ne s’agit
pas de "résolutions" proprement dites. Le premier invite à "résister à
l’agression des agences internationales qui imposent un néo-colonialisme ou
"impérialisme contraceptif", à travers une fausse idéologie néo-malthusienne centrée sur le contrôle démographique et non sur le développement.
Les évêques présents à la rencontre désirent également, selon le rapport, que les prêtres appelés à enseigner la théologie morale dans les
séminaires et qui reçoivent leur formation dans les universités pontificales enseignent la doctrine de "Humanae Vitae" et "n’exposent pas leurs propres opinions". Cela vaut aussi, est-il précisé, pour les professeurs actuelement en poste. Un autre voeu porte sur la nécessité de "former le personnel médical catholique à la lumière des enseignements de "Humanae Vitae"
et, partant, aux méthodes modernes de régulation naturelle".
Le rapport affirme en outre que, lorsqu’on accepte une aide internationale pour des projets de régulation naturelle de la famille, il faut refuser "les conditions qui imposent d’enseigner aux couples de se servir
d’autres méthodes". Les évêques doivent de même résister à toute pression
politique, aux plan local et international, qui viserait à "compromettre
l’enseignement moral et pratique de l’Eglise". Invitant les évêques à promouvoir la régulation naturelle de la famille, le rapport précise qu’on ne
peut jamais réduire les méthodes naturelles à "une simple alternative
catholique à la contraception". Il faut trouver "le langage exact" qui
montre qu’il ne s’agit pas là de "promouvoir le contrôle des naissances".
(apic/cip/jt/pr)