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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Vers une nouvelle encyclique

    Vatican : discours-bilan du pape devant les membres de la Curie (221287)

    pour actualiser l’enseignement de "populorum progressio"

    Rome, 22décembre(APIC/CIP) Jean Paul II a reçu mardi à midi les membres

    du Sacré-Collège, de la famille pontificale, de la Curie et de la Prélature

    romaines à l’occasion de la cérémonie traditionnelle de présentation des

    voeux de Noël, une rencontre qui, a indiqué le pape, revêt une

    signification particulière en cette Année mariale.

    Un leitmotiv : la figure de Marie

    Dans la première partie de son discours, le pape a livré une série de

    considérations sur la figure de Marie, "La première ministre du Verbe"

    (Jean Paul II ii a eu ici recours à un néologisme en utilisant le mot "ministra", qui n’existe pas en italien), qui "nous précède sur le chemin de

    la foi". "Marie, a ajouté le pape, en tant qu’instrument et canal privilégiés de l’Incarnation du Verbe dans la nature humaine et de sa venue parmi

    nous est, comme le déclarait le Concile Vatican II (Lumen Gentium), intimement unie à l’Eglise... L’Eglise, unie à Marie, trouve en elle l’image la

    plus haute et la plus parfaite de sa mission spécifique." Une mission qui

    est à la fois virginale et maternelle. Comme Marie, l’Eglise doit et veut

    être Mère et Vierge, a dit le pape. "Miroir et transparence de la vie de

    Dieu même", l’Eglise vit "dans la grâce, dans la soumission à l’Esprit

    Saint, et, à sa lumière, interprête les signes et les nécessités des temps

    et avance sur le chemin de la foi en pleine docilité à la voix de l’Esprit".

    Marie, "Mère des apôtres", comme l’a appelée le théologien Urs von

    Balthasar, "précède tout autre", y compris Pierre et les apôtres. La Curie,

    a dit le pape, doit conserver et affirmer cette dimension mariale dans toutes ses activités.

    Quelques grands moments de 1987

    C’est toujours sur le leitmotiv de l’Année mariale que le pape a évoqué

    quelques moments importants de l’année écoulée : le Synode des évêques, les

    nombreuses béatifications et canonisations, la visite du patriarche oecuménique Dimitrios Ier, la publication de l’encyclique "Redemptoris Mater", en

    prélude à l’Année Mariale.

    Le Synode, a dit le pape, a donné "une image globale de l’Eglise..., de

    ce peuple en pèlerinage sur la terre", et de plus en plus on constate les

    fruits positifs de cette assemblée, non parce qu’elle a réaffirmé les

    grands enseignements de Vatican II, mais aussi parce qu’elle a mis l’accent

    sur "l’ecclésiologie de communion comme contexte nécessaire pour situer le

    rôle du laïcat dans l’Eglise pour le salut du monde".

    A propos des deux canonisations et des onze béatifications de l’année

    écoulée, Jean Paul II a souligné combien elles ont montré combien est

    "réel, vrai et actuel l’appel universel de l’Eglise à la sainteté", mettant

    aussi en évidence "la pluralité ethnico-vocationnelle" : parmi les nouveaux

    Saints et Bienheureux figurent aussi bien des évêques que des prêtres, des

    religieux, des religieuses et des laïcs, hommes et femmes, dont beaucoup

    ont connu ce siècle et appartiennent à diverses nations.

    Evoquant l’encyclique "Redemptoris Mater", Jean Paul II a déclaré que ce

    document "souligne que la ’pérégrination’ de l’Eglise, dans laquelle la

    Mère de Dieu la précède, revêt un évident trait oecuménique". Pour les

    frères séparés d’Occident, l’encyclique relève comment ceux-ci "désirent

    progresser ensemble sur le chemin de la foi dont Marie est l’exemple".

    L’encyclique souligne par ailleurs la convergence des témoignages historiques, théologiques, liturgiques et artistiques que l’Eglise orthodoxe et

    les antiques Eglises orientales offrent à propos de la vénération de la

    "Theotokos" (Mère de Dieu).

    A cet égard, la visite de Dimitrios Ier, le patriarche oecuménique de

    Constantinople, revêt une signification particulière. Cette visite s’est

    réalisée "avec l’intention explicite de contribuer au rétablissement de la

    pleine communion entre catholiques et orthodoxes". Jean Paul II a relevé

    que, dans l’homélie qu’il a prononcée à Sainte-Marie Majeure, Dimitrios Ier

    a relevé que "Nos deux Eglises soeurs ont maintenu inextinguible à travers

    les siècles la flamme de la dévotion à la très vénérée personne de la très

    Sainte génitrice de Dieu" et que le patrimoine dogmatique et théologique

    commun qui s’est développé autour de Marie constitue un axe d’unité et de

    réunion des deux parties séparées.

    20 ans après "Populorum Progressio"

    A la fin de son discours, Jean Paul II a annoncé la publication prochaine d’une lettre encyclique pour commémorer le 20e anniversaire de l’encyclique "Populorum Progressio" de Paul VI. Ce document, a ajouté le pape,

    est "une étape fondamentale dans la vie de l’Eglise contemporaine" et a

    donné "un nouveau signe de la présence vivante de l’Eglise-même dans les

    dramatiques situations du développement et de la paix dans le monde".

    L’encyclique qui paraîtra prochainement veut, a précisé le pape, "souligner les nouveaux thèmes et répondre aux problèmes neufs qui, sur le même

    argument, se sont présentés à la conscience de l’homme d’aujourd’hui". Elle

    veut rester dans le sillage de "Populorum Progressio", être sa continuation

    idéale. (apic/cip/bd)

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