dominicales en l’absence de prêtre"
Rome, 01juillet(APIC/CIP) La Congrégation romaine pour le Culte Divin a
rendu public le 30 juin un "Directoire pour les célébrations dominicales en
l’absence de prêtre", signé à Rome le 2 juin 1988. Il s’agit d’un document
assez bref (13 pages), qui n’est disponible actuellement que dans sa version latine originale (une traduction française, accompagnée d’indications
pratiques, sera publiée en septembre prochain par la Commission de Liturgie
de l’épiscopat français).
Le directoire, qui est adressé à l’ensemble de l’Eglise, constitue une
prise en compte d’un certain nombre de facteurs ou de situations auxquels
il apporte des éléments de réponse. Il part de la situation actuelle dans
l’Eglise, ou il n’est pas possible de réaliser toujours et partout une
célébration intégrale du dimanche. Devant cette situation de fait, plusieurs conférence épiscopales ont, au cours des dernières années, sollicité
du Saint-Siège des orientations. Le Saint-Siège lui-même, sur un plan
général, et plusieurs évêques, pour leur Eglises particulière, se sont déjà
prononcés sur le sujet et formulé des indications. Le nouveau directoire
bénéficie donc de l’expérience acquise pour évaluer les avantages et en
même temps les limites des célébrations dominicales en l’absence de prêtre.
L’objectif fondamental du document est d’assurer, de la meilleure
manière et en toute situation, la célébration chrétienne du dimanche, en
sachant que la messe demeure, même si elle ne peut avoir lieu, la référence
fondamentale pour discerner les éléments importants de cette célébration.
Le directoire n’entend pas promouvoir ni faciliter de façon artificielle ou
sans nécessité les assemblées dominicales sans célébration de
l’Eucharistie. Il veut simplement orienter et réguler ce qu’il convient de
faire quand les circonstances requièrent cette formule.
La première partie du directoire est entièrement consacrée à présenter
le sens du dimanche, à la lumière de la Constitution concilaire sur la liturgie (n. 106). La deuxième partie expose les conditions à réunir pour
décider d’organser de manière habituelle, dans un diocèse, de telles assemblées en l’absence d’un prêtre. Sur le plan des orientations et de la
pratique, c’est la partie la plus importante du document. La collaboration
des laïcs, prévue dans ce genre de situation, constitue un exemple de ces
charges que les pasteurs peuvent confier à des membres de leur communautés.
La troisième partie, enfin, décrit brièvement le déroulement de telles
célébrations dominicales : rites d’ouverture, liturgie de la Parole, prière
d’action de grâce, distribution de la communion et envoi. Comme pour
d’autres documents semblables, l’application de ce directoire dépend de
chaque évêque pour son diocèse et, dans le cas de normes plus développées,
de la conférence épiscopale.
Ce qui importe avant tout, c’est d’assurer aux communautés qui se trouvent dans ce genre de situation la possibilité de se réunir le dimanche,
avec le souci d’inscrire ce rassemblement dans la célébration de l’année
liturgique et de le relier à la communauté qui célèbre l’Eucharistie autour
de son propre pasteur. Dans tous les cas, le but de la pastorale du dimanche, selon les indications de Paul VI et de Jean Paul II, reste identique :
il s’agit de célébrer et de vivre le jour du Seigneur en fidélité à toute
la tradition chrétienne. (apic/snop/cip/bd)