Vatican : contre le massacre de vies innocentes (140488)
de son existence", a déclaré Jean Paul II le 14 avril devant quelque 1300
personnes réunies à Rome pour le 4e Congrès européen de médecine
périnatale.
Dans son discours, le pape a souligné que la médecine périnatale devait
être appréciée comme "effort qualifié et assidu pour promouvoir la vie et
la santé de l’enfant à naître et du nouveau-né, de même que la vie et la
santé de la mère". Il y a donc, pour les médecins spécialisés dans ce
domaine, tout un "éthos en faveur de la vie naissante".
Aussi Jean Paul II a-t-il encouragé les médecins qu’il a reçus en
audience à ne pas se laisser influencer par "les pressions sociales et
idéologiques, les tentations dues à la fragilité humaine et les abus des
technologies nouvelles", ce qui ne pourrait que nuire à leur art et à leur
expérience. Au contraire, il importe que l’éthos de la médecine soit
toujours conforme à "la norme morale et la volonté paternelle du createur".
Or, a precisé le pape, il y a aujourd’hui bel et bien tentation
d’interrompre la vie "innocente", "spécialement lorsque elle se présente
comme non parfaite ou comme non totalemet saine, et parfois aussi pour des
raisons encore plus inconsistantes et en aucun cas justifiables".
Le pape s’est donc référé à l’instruction de la Congrégation du Vatican
pour la doctrine de la foi , l’instruction portant sur "le don de la vie",
ou il est souligné : "L’être humain doit être respecté comme une personne
dès le premier instant de son existence"
Le pape a encore cité le Concile pour affirmer : "La vie humaine, une
fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin". "Le degré de
respect de la vie naissante, à tous les stades de son développement dans le
sein maternel, est la prémisse de ce respect qui doit être également porté,
dans la phase néonatale, et surtout à l’égard des prématurés en danger
grave et des nouveaux-nés mal formés", a encore précisé le pape.
Enfin, Jean Paul II a déploré que ce soit "la logique de mort" qui ait
poussé certains législateurs à se prononcer en faveur de l’euthanasie
néonatale. Les motifs invoqués dans ce sens sont "le droit à l’enfant en
pleine santé" ou encore "la qualité de vie". Mais faire de ces critères des
conditions d’acceptation de la vie, dit le pape, c’est refuser à la vie
toute valeur sacrée. Au contraire, poursuit Jean Paul II , "toute vie est
sacrée" et "l’existence éventuelle de malformations ne peut constituer un
motif de condamnation à mort", même si ce sont les parents qui souhaitent
l’euthanasie, ne fut-ce que par le moyen de la suspension des soins et de
l’alimentation au bébé. (apic/cip/ym)