Vatican : bilan économique du Saint-Siège (100389)
Rome, 10mars(APIC/CIP) La "Banque du Vatican", l’Institut des Oeuvres de
Religion (IOR), changera de statut après une période transitoire au terme
de laquelle Mgr Paul Marcinkus, son actuel président, quittera l’IOR. C’est
le Conseil des cardinaux pour l’étude des problèmes d’organisation et des
questions économiques du Saint-Siège qui a traité de ce nouveau statut de
l’IOR et du budget prévisionnel du Saint-Siège pour 1989 lors de sa dernière réunion du 6 au 8 mars au Vatican.
56.145.384 dollars de rentrées et 134.326.153 dollars de dépenses :
c’est le budget prévisionnel du Saint-Siège pour 1989. L’augmentation des
dépenses est plus apparente qu’effective, puisque sont désormais inclus
dans le bilan les frais de gestion des 188 représentations apostoliques
(nonciatures) de par le monde (à concurrence d’un peu plus de 10 millions
de dollars). Ces frais étaient couverts jusqu’à l’an dernier par un fonds
constitué par Paul VI, mais aujourd’hui épuisé, comme sont également épuisées les réserves qui avaient permis jusqu’ici de couvrir le déficit des
bilans précédents.
Près de la moitié des dépenses (65,3 millions de dollars, soit 48,6 %)
sont consacrées aux traitements et charges sociales du personnel (2.366
employés actuellement en service et 889 à la retraite).
Pour 1988, le Denier de Saint-Pierre s’est élevé à 52,9 millions de
dollars, soit une augmentation de 5,24 % par rapport à 1987. Malgré cette
augmentation, des économies restent nécessaires. Le Conseil des cardinaux a
l’intention de couvrir le déficit en puisant dans le budget de l’Etat de la
Cité du Vatican, ainsi que grâce à l’apport de la "Papal Foundation" créée
par l’Eglise des Etats-Unis, des Eglises particulières et des fidèles,
auxquels un nouvel appel a été lancé.
Nouveau statut pour l’IOR
Une commission composée de cinq membres désignés par le pape pour une
période de cinq ans, a été créé. Elle sera chargée de veiller au respect du
nouveau statut de l’IOR. Deux décisions devront être prises par cette commission : la nomination d’un prélat non évêque en qualité de secrétaire et
la mise en place d’un conseil d’administration. Ce "comité de vigilance"
composé de cinq cardinaux a souhaité être assisté, dans la phase de transition, par Mgr Marcinkus. (apic/jt/bd)