Rome, 10 février (APIC/CIP) C’est de "Jésus, ami des pécheurs", que Jean
Paul II a parlé à l’occasion de l’audience générale hebdomadaire de ce
mercredi.
Comme il l’avait rappelé une semaine plus tôt, le pape a déclaré que
Jésus, vrai homme, est en tout semblable à nous, hormis le péché : depuis
le moment de la tentation dans le désert jusqu’à la croix, il a lutté contre le péché, et son combat, loin de le rendre étranger aux hommes, le
rapproche au contraire de ceux-ci. Il se fait même, comme on le lit chez
Matthieu, l’ami des publicains et des pécheurs. Lors de sa visite chez
Zachée, le sens de son amitié apparaît clairement: le pécheur se convertit.
Quand il accepte l’invitation du publicain Levi, celui qui deviendra
l’apôtre Matthieu, on lui reproche sa familiarité avec un pécheur, mais il
répond que "les malades ont besoin du médecin, que les pécheurs ont besoin
d’être sauvés". Chez le pharisien Simon, il accueille une pécheresse, qui
se repent. En dialoguant avec son hôte, il montre le lien essentiel entre
le pardon des péchés et l’amour inspiré par la foi. En opposition avec la
rigueur de ceux qui jugeaient les pécheurs en se basant sur la loi antique,
l’action de Jésus est toujours inspirée par un grand amour envers l’homme,
par "une solidarité profonde avec celui qui est créé à l’image de Dieu".
"Cette solidarité, a dit le pape, est la manifestation de l’amour qui a
sa source en Dieu même. Le Fils de Dieu est venu pour révéler cet amour. Il
le révéle déjà par le fait que lui-même s’est fait homme, l’un parmi nous."
Cette union dans l’humanité de la part de Jésus "vrai homme" est, a ajouté
le pape, l’expression de sa solidarité avec chaque homme. Cet amour-solidarité est présent dans toute la vie du Christ et surtout à l’égard de ceux
qui "ploient sous le fardeau de quelque misère, physique ou morale".
Jésus va enfin jusqu’à "donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mc
10, 45). Il va ainsi jusqu’au bout de sa solidarité avec tous les hommes.
(apic/cip/bd)