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    Vatican: audience générale hebdomadaire (090388)

    Rome, 9 mars (APIC/CIP) Jean Paul II a poursuivi sa catéchèse sur le Christ

    "Vrai Dieu et vrai homme", lors de l’audience du mercredi 9 mars, en évoquant les définitions conciliaires de la foi en Jésus-Christ.

    Le pape a d’abord cité le Credo du Concile de Nicée (325) : "Nous

    croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique du Père, engendré, non pas créé, de même nature que le Père". Ce texte reprend les

    principaux éléments de la christologie biblique. Ces éléments constitutifs

    de la foi vivante de l’Eglise primitive, a-t-il dit, "étaient l’écho très

    fidèle du témoignage des apôtres. Ceux-ci proclamaient que Jésus de Nazareth, fils de Marie, et donc véritablement homme, crucifié et ressuscité,

    est le Fils de Dieu, le Seigneur, l’unique Sauveur du monde".

    L’Eglise a gardé cette foi et l’a transmise à toutes les générations. Le

    Concile de Nicée, a indiqué le pape, a constitué un événement important et

    solennel, qui indiquait le chemin de la vraie foi à tous les disciples du

    Christ, bien avant les divisions entre les chrétiens. L’importance de ce

    Concile tient aussi au fait qu’il s’est réuni peu après que l’Eglise eût

    acquis la liberté d’agir dans la vie publique sur tout le territoire de

    l’Empire romain (édit de Milan, 313).

    Le pape a aussi souligné que les Pères de l’Eglise, à l’époque

    post-apostolique, marquée par les persécutions, répercutèrent avec une

    grande énergie cette vérité sur le Christ reçue des apôtres face aux

    hérésies naissantes, notamment Saint Ignace d’Antioche et Saint Irénée de

    Lyon. Ce dernier, dans son célèbre Traité de réfutation des hérésies,

    marque très bien le lien infrangible entre le mystère de l’Incarnation et

    celui de la Rédemption : "Comment les hommes pourraient-ils être sauvés si

    Dieu n’était pas venu sur terre réaliser leur salut? Comment l’homme

    aurait-il pu aller vers Dieu si Dieu n’était pas venu vers l’homme?"

    Dans le Concile de Nicée, l’Eglise a en même temps enseigné et défendu

    la vérité sur la vraie humanité du Christ. Le pape Damase Ier, après le

    Concile, écrivit encore aux évêques d’Orient pour les aider à combattre les

    hérésies d’Arius, niant la divinité du Christ, et d’Apollinaire (le Christ

    ne serait pas vraiment homme).

    Les Conciles qui suivirent approfondirent cet enseignement, jusqu’à celui de Chalcédoine, qui a clairement défini que le Christ est vrai Dieu et

    vrai homme. "Cette définition, a ajouté le pape, ne cesse d’être d’actualité, également aujourd’hui, ou d’anciennes et de nouvelles tendances à reconnaître Jésus seulement comme un homme, bien qu’extraordinaire, mais non

    comme Dieu, se manifeste de diverses façons."

    "Comme on le voit, a conclu le pape, la formulation de la doctrine

    christologique fut une oeuvre laborieuse. Que l’Esprit Saint nous fasse la

    grâce d’en découvrir toujours la profondeur et les richesses de lumière, de

    vie, de salut."(apic/cip/bd)

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