Rome, 2 mars (APIC/CIP) "La formulation de la foi de l’Eglise en JésusChrist. Les origines" était le thème de l’audience générale hebdomadaire de
ce mercredi.
Jean Paul II a présenté la foi comme "la réponse de l’homme à la parole
de la Révelation divine". L’Eglise exprime cette foi dès le début pour exprimer la vérité sur le Christ même, "Vrai homme et vrai Dieu". Cette
vérité, que traduisent les symboles de la foi, découle de l’ensemble des
oeuvres et des paroles de Jésus, culminant dans sa mort et dans sa Résurrection.
Les témoins directs du magistère du Messie, ceux qui "ont vu et entendu", a poursuivi le pape, ont été les premiers à formuler la foi que vont
reprendre les générations successives de l’Eglise, en développant la tradition vivante venant des apôtres. Les documents écrits sont tous postérieurs
au départ du Christ, mais on y retrouve reflétée la connaissance directe
des événements définitifs que sont la mort sur la Croix et la Résurrection
du Christ. Ces documents ont trait en même temps à toute l’activité de
Jésus à partir de sa naissance. Ils témoignent d’un fait, a souligné Jean
Paul II: la foi des apôtres s’est formée dès l’étape pré-pascale du ministère du Christ pour se manifester pleinement après la Pentecôte.
L’expression de cette foi, on peut la trouver chez Pierre : "Tu es le
Christ, le Fils du Dieu vivant". Paul sera très tôt le prédicateur ardent
du même message. A l’origine de cette foi de l’Eglise, il y a donc ces
princes des apôtres que sont Pierre et Paul. A la mort de Jésus, un centurion paien le reconnaîtra comme le Fils de Dieu. Après la Résurrection,
Thomas fera une référence plus directe encore à la divinité du Christ : lui
qui ne croyait pas en la Résurrection, s’écriera: "Mon Seigneur et mon
Dieu". Et Pierre, le jour de la Pentecôte, dira à la foule : "Dieu a
constitué Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié". Etienne, le
premier martyr, confesse durant sa lapidation que Jésus est Seigneur.
"Nous pouvons donc dire, a conclu le pape, que la foi en Jésus s’exprime
à l’origine de l’Eglise dans ces deux paroles: "Fils de Dieu" et
"Seigneur". Lui est l’unique Sauveur. "Sauver ne veut pas seulement dire
libérer du mal du péché, a précisé le pape, mais aussi permettre de participer à la vie de Dieu-même. "Cette foi, a-t-il terminé, est à la base de
l’Eglise qui l’a conservée, l’approfondit, l’explique, l’enseigne : c’est
son devoir jusqu’à la fin des temps, jusqu’au retour de son Sauveur et
Seigneur." (apic/jt/be)