Les miracles-"signes"
Rome, 13janvier(APIC/CIP) A l’occasion de l’audience générale hebdomadaire, le pape Jean Paul II a souligné le lien étroit entre les miracles"signes" de Jésus et l’appel à la foi.
"Les miracles, a expliqué le pape, démontrent l’existence d’un ordre
surnaturel, qui est objet de la foi. Le miracle est ’signe’ que l’ordre des
choses accessible aux sens et à l’intellect même, conditionné par la
connaissance sensible, est dépassé par la puissance qui vient d’en-haut
(...), qui est au-delà de l’ordre de la nature et qui dirige cet ordre, et
en même temps révèle que, à travers cet ordre et au-delà de lui, le destin
de l’homme est le règne de Dieu."
Les miracles du Christ sont signes de ce règne. Ils ne contredisent pas
les forces et les lois de la nature. "Ainsi, a indiqué le pape, lors des
guérisons miraculeuses, la potentialité des forces de la nature est réalisée par l’intervention divine, qui étend cette potentialité au-delà de la
sphère de sa possibilité normale d’action. Cela ne viole pas les ’lois naturelles’ établies par Dieu et inscrites dans les structures de la création. La vérité de la création est la vérité première et fondamentale de
notre foi, mais une vérité qui n’est pas la seule et la suprême vérité. La
création, et particulièrement la créature humaine appelée à l’existence
dans un monde visible, est ouverte à une destination éternelle, qui a été
révélée pleinement en Jésus-Christ. En lui, l’oeuvre de la création a été
complétée par l’oeuvre de la rédemption. Et le salut signifie une nouvelle
création, une "création de nouveau", une création à la mesure du dessein
originel du créateur. Les miracles du Christ rentrent dans le projet de la
’nouvelle création’, et sont donc liés à l’ordre du salut."
Ces miracles-"signes" dont parlent l’Evangile trouvent leur fondement
dans l’incarnation, "la réalité homme-Dieu", un mystère qui embrasse et
dépasse tous les événements miraculeux liés à la mission du Christ. "On
peut dire, a ajouté le pape, que l’incarnation est ’le miracle des
miracles’, le miracle radical et permanent du nouvel ordre de la création.
Si l’incarnation est le signe fondamental, il y a un signe dernier et
définitif auquel Jésus fait référence en parlant du prophète Jonas : comme
Jonas est resté trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi
le Fils de l’homme restera trois jours et trois nuits dans le sein de la
terre (Mt 12, 40). Il s’agit du signe de la résurrection."
Jésus prépare les apôtres à ce signe définitif. Et après la résurrection, l’Ascension et la Pentecôte, les miracles-"signes" réalisés par le
Christ, "trouvent une continuation chez les apôtres et, après, chez les
saints qui se succèdent de génération en génération".
Dans ses adresses en français, Jean Paul II a salué un groupe de prêtres
venus d’Angers à l’occasion du 40ème anniversaire de leur ordination et de
nombreux forains qui participent à Rome au 27ème Congrès international de
l’Union foraine européenne. (apic/jt/be)