Valais: le diocèse clôture le triennat de la famille (221192)
Martigny, 22novembre(APIC) Le plus important mouvement diocésain de ces
dernières années - le triennat de la famille - s’est achevé samedi et dimanche à Martigny. Un week-end placé sur le thème "Familles, Dieu vous aime". Deux jours marqués par des conférences, des spectacles, des ateliers,
des jeux et des célébrations, l’une le samedi, l’autre le dimanche célébrée
par Mgr Schwery entouré par Mgr Godfried Danneels, Mgr Henri Salina, abbé
territorial de Saint-Maurice et d’une centaine de prêtres, et chantée par
600 enfants. Une messe du reste télévisée par les trois chaînes nationales.
Invité de marque, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a donné deux conférences: deux moments de réflexion pour cette fête
"tous publics". Des journées qui ont eu de quoi satisfaire tous les âges et
toutes les sensibilités grâce aussi aux stands pour jeunes et adultes.
La famille est au carrefour de toutes les pastorales de l’éveil à la foi
à la vie en couple en passant par la préparation au mariage. C’est le lieu
idéal d’évangélisation. Ce constat avait incité l’évêque de Sion, le cardinal Henri Schwery, a proclamé en 1989 un triennat: trois ans pour faire
l’état des lieux des relations entre époux, entre parents et enfants...
sous le regard de Dieu. Trois ans qui permirent de travailler à la redécouverte du sens chrétien de la famille et de faire le point sur toutes les
formes pastorales qui la concernent. Les années à venir devant ainsi permettre la mise sur pied d’un Conseil pastoral de la famille appelé à traité
de manière concrète les questions liées au mariage et au couple.
"La foi est source de bonheur dans le couple", expliquait l’abbé François-Xavier Amherdt, vicaire épiscopal. Ce langage, on le retrouve dans les
"Sentiers épiscopaux", billets hebdomadaires rédigés par Mgr Schwery, réunis dans deux volumes qui viennent de sortir de presse et présentés ce week-end à Martigny. Divorce, avortement, biogénétique, sida, mais également
des thèmes liés aux événements familiaux, tels que première communion, fiançailles, prière y sont abordés.
Expressions diverses
Samedi déjà, une messe animée par un choeur de 400 jeunes valaisans
avait réuni plus de 2’500 fidèles. Une messe durant laquelle on y a célébré un grand nombre de jubilés de mariage et sacerdotaux. Sanedi soir, la
fête était spectacle, grâce à une animation intitulée "Pourquoi pas", spectacle entièrement écrit et réalisé par des jeunes qui invitait à découvrir
"le bonheur en se retrouvant soi-même". Par leur manifestation culturelle,
une soixantaine de jeunes, acteurs et chanteurs, ont ainsi provoqué la réflexion des spectateurs: Mathieu, l’acteur principal, qui en a marre de ses
parents en pleine séparation, cherche son bonheur dans un voyage à travers
les différents continents, pour ensuite se rendre compte qu’il est lui-même
l’artisan de son bonheur".
Les jeunes ont en outre eu l’occasion de participer au spectacle de Patrick Richard ou encore d’être actifs dans divers ateliers: fabrication de
banquettes de prière, d’icônes, de bougies, l’écoute de la Parole de Dieu,
la danse enfin... La nuit de samedi à dimanche fut l’occasion d’une veillée
de prière pour bon nombre de fidèles.
Un temps de célébrations
Spectacles et animations ont donc marqué la clôture de ce triennat de la
famille. Au même titre que les célébrations du samedi et du dimanche qui
ont rassemblé une foule considérable de diocésains. Dimanche, la messe télévisée célébrée par Mgr Schwery entouré pour la circonstance de Mgr Danneels et Mgr Salina et de près d’une centaine de prêtres, a réuni plus de
5000 personnes. L’occasion, pour l’évêque de Sion, de rappeler dans son homélie le sens de la famille. "La fondation d’un foyer - l’union de deux
amoureux - n’est jamais une arrivée, mais un départ sans cesse renouvelé.
Elle n’a rien d’un calcul ni d’un repos. L’amour c’est comme des semailles
dont on espère ce que l’on ne voit pas encore".
"La semence jetée en terre n’est pas à l’abri du gel de l’hiver ni de
certains prédateurs dont nous ne parlerons pas aujourd’hui. Les lunes de
miel peuvent être aussi douces que le miel, le temps de quelques lunes.
Mais la démarche d’amour sur terre n’est pour personne une marche romantique, légère et gaie comme une course d’écoles qui durerait. Il y a des accidents, des familles en situation d’échec, des désillusions et des souffrances. Certaines victimes en viennent à se révolter. Innocentes ou non,
elles trouvent des excuses à ne plus entendre la Parole de Dieu qui est
Amour".
Et le cardinal Schwery d’enchaîner: "Pourtant, le Seigneur demeure fidèle, il continue de nous faire confiance et de tracer ses routes d’amour sur
lesquelles nous cheminons vers lui. Et sur ces routes, Dieu ne veut pas de
spectateurs. Des vocations diverses, certes, mais solidaires! Avec conviction, notre Eglise diocésaine cherche donc les meilleurs moyens de la Pastorale Familiale".
Tout au long de ce week-end du triennat de la famille, les participants
ont eu la possibilité de flâner à travers une trentaine de stands présentant des mouvements d’Eglise pour jeunes et moins jeunes. Aux dires de la
plupart des personnes présentes, ce temps fort du triennat de la famille
est l’un des moments importants de la vie des diocésains ces dernières années. (apic/lib/id/jpf/pr)