Les raisons du déficit des finances du diocèse
Sion, 11octobre(APIC) L’évêque de Sion, le cardinal Henri Schwery, est-il
vraiment sur la paille? Ce titre-choc récemment publié, s’il dépasse la
réalité, a le mérite de mettre le doigt sur un fait souvent méconnu par
ceux qui parlent des "richesses de l’Eglise": selon la loi actuelle en Valais, seuls les prêtres nommés dans les paroisses reçoivent une rétribution
de la part des communes du canton. Pour tous les services supra-paroissiaux, l’administration diocésaine doit trouver un autre mode de financement.
Avec l’augmentation des salaires (due au changement de tarif) des 24
responsables de ces services supra-paroissiaux, le déficit budgété pour
1993 atteint une somme record: près d’un million de francs.
Il ne s’agit donc pas d’un gonflement du "train de vie" du cardinal. Au
contraire, ce dernier est sans doute l’un des seuls évêques à n’avoir pas
de secrétaire particulier. A l’évêché, au service de l’ordinariat (administration diocésaine) ne travaillent que les Vicaires (général, épiscopaux
et judiciaire) et ils disposent ensemble de l’appui d’une secrétaire qui
assume de plus et d’abord les fonctions de chancelier. Quatre personnes
travaillent à mi-temps: une réceptionniste, une traductrice, une informatrice et un économe diocésain.
Si l’organisation de l’ordinariat n’a pratiquement pas varié, la vie de
l’Eglise s’est développée ces dernières années depuis le Concile Vatican
II. Des services vitaux pour les activités proprement pastorales se sont
progressivement mis en place: animation de la jeunesse, catéchèse, éveil de
la foi, information, missions linguistiques.
Appel à la générosité des catholiques
Comment combler ce déficit? Même si le contexte économique actuel n’est
pas très encourageant, les responsables du diocèse et les délégués des prêtres membres du Conseil presbytéral savent qu’ils peuvent tabler sur la
générosité des fidèles. Aussi renouvelleront-ils leur appel en faveur de la
quête de la Toussaint pour les besoins du diocèse. L’évêque de Sion ne demande pas des sommes astronomiques. Il se contente de demander à chaque paroisse l’équivalent de deux francs par catholique. Encore faut-il que chaque baptisé se sente responsable des finances du diocèse. (apic/id/fxa/ba)