Rome, 3 mai (APIC/CIP) Ce samedi à 17h., Jean Paul II débarquera à l’aéroport de Carrasco à Montevideo, la capitale de l’Uruguay, ou il passera
trois jours, inaugurant ainsi son périple latino-américain.
A cette occasion, Radio Vatican a demandé a Mgr Orlando Romero, évêque
auxiliaire de Montevideo, d’évoquer la préparation de cette visite en
Uruguay. A côté d’un important matériel diffusé dans le cadre de cette
visite, affirme ce dernier, on a surtout parlé de la signification de la
présence du pape dans l’Eglise comme successeur de Pierre et comme vicaire
du Christ, ainsi que de l’originalité de ce service. En outre, on a indiqué
les grandes lignes du magistère du pape livré lors de ses précédents
voyages sur le continent latino-américain.
Dans cet enseignement, souligne Mgr Romero, ce sont evidemment des
thèmes d’une grande actualité pour le pays qui ont été choisis, comme le
travail, la culture et la famille. Sur ces thèmes ont été organisés des
congrès, des séminaires et des célébrations religieuses.
Le thème principal a été celui de la famille. "La famille uruguayenne,
dit-il, se trouve confrontée à un grand nombre de défis, et nous souhaitons
que lui soit consacrée à l’occasion de cette visite une attention toute
spéciale."
Autre thème important : celui des vocations, qui est d’ailleurs
étroitement lié à celui de la famille. Durant sa visite, le pape conférera
le sacerdoce à treize jeunes gens.
Au plan social, les évêques ont tenu à ce que soit mis en evidence le
magistère des papes concernant le monde du travail. Mgr Romero ne cache pas
qu’il y a dans ce domaine beaucoup de problèmes et de conflits en Uruguay,
un pays qui est touché par une grave crise économique. "Mais, ajoute-t-il,
nous savons que le pape est proche des travailleurs, et ceux-ci le
considèrent comme un ami et un maître."
Interrogé sur la façon dont sera abordé le thème de la réconciliation
nationale, l’évêque estime qu’il s’agit là d’un thème qui a été d’une
grande actualité dans le passé, mais que l’on a tenté d’esquiver.
"Heureusement, le climat est aujourd’hui un peu plus serain, explique Mgr
Romero, mais pas encore entièrement... Ce thème n’est pas à l’ordre du
jour. Il a été situé dans un contexte plus large, celui des droits de
l’homme et de la dignité de la personne." C’est la raison pour laquelle
l’épiscopat a publié un document sur "Les droits de l’homme et la dignité
de la personne".
Mgr Romero rappelle qu’une proposition d’amnistie de la part du
gouvernement a suscité dans le passé beaucoup de polémiques et qu’il a
fallu organiser un référendum pour régler cela. Depuis, dit-il, le climat
s’est fort rasséréné. (apic/cip/bd)