URSS : rencontre entre russes-orthodoxes et le Vatican (051189)
Moscou/Rome, 5novembre(APIC/CIP) La question uniate vient d’être évoquée
à Moscou, par des représentants de l’Eglise orthodoxe russe et une
délégation vaticane conduite par le cardinal Johannes Willebrands,
président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens. En effet, selon
l’agence soviétique Tass, l’échange a notamment porté sur "l’un des
problèmes les plus délicats" qui est au centre de leurs relations : la
questions uniate, à savoir les revendications de l’Eglise catholique de
rite byzantin, fidèle au pape, qui n’a toujours pas de reconnaissance
légale en URSS depuis son annexion forcée par Staline, en 1946, à l’Eglise
orthodoxe russe.
D’ailleurs, les contatcs se multiplient entre le Vatican et Moscou. Au
lendemain d’une rencontre qui a réuni prés de Strasbourg, dans un climat de
confiance exceptionnel, des représentants du Vatican, conduits par le
cardinal Poupard, et des autorités marxistes d’URSS, et à un mois de la
visite au atican de Mikhaïl Gorbatchev, cette rencontre entre responsables
orthodoxes et catholiques vient d’avoir lieu à Moscou. Ces derniers ont
décidé de poursuivre leur dialogue sur le problème des uniates.
Durant sa visite dans la capitale soviétique, le cardinal Willebrands a
remis un message aux responsables de l’Eglise orthodoxe en réponse à une
lettre adressée à Jean Paul II par le patriarche de Moscou, Mgr Pimen.
L’agence soviétique a également précisé qu’il a été aussi question, au
cours des entretiens, de l’occupation par des fidèles uniates, il y a une
semaine, de la cathédrale orthodoxe de la Transfiguration à Leopoli.
L’agence écrit que la question uniate a pris un tour plus aigu à la suite
d’actions illicites des catholiques ukrainiens de rite byzantin visant le
clergé et les fidèles orthodoxes dans quelques localités de la partie
occidentale de l’Ukraine. Ainsi à Leopoli, où des fidèles uniates ont
occupé la cathédrale durant un office religieux, ce qui, annonce l’agence
Tass, pourrait leur valoir des poursuites au plan pénal.
L’agence soviétique fait état d’un communiqué final commun, où les
représentants catholiques et orthodoxes soulignent que "l’esprit de charité
chrétienne impose à chacun le refus de tout acte de violence". Celle-ci, en
effet, "non seulement ne résoud rien, mais empêche d’avancer sur la route
d’une vraie solution des problèmes". (apic/jt/bd)