Vienne, 30janvier(APIC) Malgré plus de 40 ans d’oppression et de persécution de la part des Soviétiques, les catholiques uniates d’Ukraine veulent
sortir de la clandestinité et reprendre leur place dans la société dans
"l’amour et la tolérance", a déclaré Mgr Alexander Ostheim-Dzerowycz, responsable de la pastorale des catholiques uniates d’Autriche, au cours de
l’émission de la télévision autrichienne "Christ in der Zeit". S’il reconnaît qu’il existe certainement "des désirs de vengeance humainement compréhensibles", il souligne cependant que l’on doit se sentir plus fortement
engagé par le désir de paix de Jésus, impératif pour tous les chrétiens.
Pour Mgr Ostheim-Dzerowycz, la restitution des églises, des écoles et
des séminaires confisqués aux catholiques de rite byzantin unis à Rome sous
la pression de Staline en 1946 et remis au Patriarcat de Moscou est certes
un moment critique pour l’Eglise orthodoxe. Mais l’évêque, originaire
d’Ukraine occidentale, a également rappelé les souffrances endurées par
l’Eglise uniate après sa dissolution et son intégration forcée à l’Eglise
orthodoxe russe.
Ainsi tous les évêques uniates ont été arrêtés et l’un d’entre eux a été
tué tout de suite; tous les autres, sauf le cardinal Slipyj (archevêque majeur de Lvov, Mgr Slipyj a été arrêté en 1945, puis libéré en 1963
seulement sous la pression du pape Jean XXIII, et aussitôt expulsé; il
mourra en exil à Rome), ont trouvé la mort dans les camps et les prisons.
"Tous mes proches parents ont payé de leur vie la persécution sous le régime stalinien", a ajouté Mgr Ostheim-Dzerowycz. (apic/kpr/gbr/cor)