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    URSS : les orthodoxes pour la liberté religieuse des Uniates (121289)

    "Nécessité catégorique" d’une coexistence

    Moscou, 12décembre(APIC) Le président du Département pour les relations

    extérieures du Patriarcat de Moscou, le Métropolite Cyrille de Smolensk et

    de Kaliningrad, a émis des réserves quant au rétablissement de l’Eglise

    ukrainienne-catholique en URSS. Ce que l’on appelle l’"Union" - le rattachement à Rome d’Eglises particulières de l’Est - des Eglises de l’Est rattachées à Rome - "n’est pas un moyen d’unité, il comporte en plus le danger

    de nouvelles séparations" a-t-il déclaré à l’agence Kathpress. "Mais il

    existe un autre aspect de la question: ce sont les droits de l’homme et la

    liberté religieuse"

    Le Métropolite s’est déclaré "profondément convaincu que chaque être humain a le droit de prier comme il l’entend, et les lois du pays doivent garantir ce droit". "Sans toutefois reconnaître théologiquement l’Union, je

    suis convaincu qu’il est nécessaire de donner aux catholiques ukrainiens de

    rite oriental la possibilité de prier selon leur tradition" a-t-il souligné.

    Pour le président du Ministère du Département pour les relations extérieures de l’Eglise russe-orthodoxe, la "question essentielle" est de savoir comment ce "processus" devra se dérouler, "afin qu’il ne blesse pas

    sans remède les relations entre orthodoxes et catholiques et n’engendre pas

    de nouvelles séparations confessionnelles qui apportent avec elles de nouvelles souffrances". Ces questions doivent être "soigneusement étudiées

    dans notre dialogue avec l’Eglise catholique". "Il faut, pour arriver à une

    solution acceptable pour les deux parties prendre en compte les aspirations

    des deux Eglises et dépasser des malentendus séculaires".

    "Séparer les problèmes religieux et nationaux"

    Le Métropolite Cyrille a attiré l’attention sur le fait que dans la partie occidentale de l’Ukraine "les problèmes religieux et nationaux sont

    très étroitement liés". Il faut travailler à séparer ces problèmes. "Je

    sais que c’est très difficile, mais possible lorsque la bonne volonté y

    est" a-t-il constaté avant de conclure: "De la solution à ces problèmes dépend l’avenir des orthodoxes et des catholiques de notre pays".

    La "perestroïka" a ouvert de nouvelles possibilités d’action en URSS, a

    ajouté le Métropolite. La société Soviétique est aujourd’hui "ouverte à une

    participation active des chrétiens à la solution des problèmes existants".

    Justement, comme les Eglises d’Union Soviétique "vivent dans un Etat

    sécularisé", il s’ensuit pour elles la "nécessité catégorique" de

    coexister. L’avenir du christianisme en URSS dépendra essentiellement de

    l’attitude des chrétiens : ils ont le choix de vivre cette ouverture dans

    un esprit de collaboration fraternelle ou dans une atmosphère de conflits

    interconfessionnels. (apic/kpr/cor)

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