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    met en danger la présence protestante en Sibérie

    URSS : l’émigration de la population allemande (241089)

    Frounzé, 24octobre(APIC) Sous le règne de la Grande Catherine, des milliers d’Allemands avaient immigré en Russie pour aller défricher les vastes

    plaines de la Volga. Déportés en Sibérie, au Kazakhstan, par Staline en

    1941 lors de l’invasion des troupes d’Hitler, les Allemands émigrent désormais en masse vers la République fédérale allemande. Ils mettent ainsi en

    danger la présence protestante dans toutes les Républiques soviétiques

    d’Asie centrale où ils avaient pu s’installer après la mort de Staline.

    Ainsi, l’an dernier, 52’000 Allemands ont quitté le territoire soviétique, tandis qu’ils n’étaient que 14’488 en 1987 et 783 seulement en 1986.

    Cette émigration massive est une grave menace pour la vie des Eglises protestantes, communautés chrétiennes minoritaires au milieu des quelque 30

    millions de musulmans d’Asie centrale.

    Ainsi, le pasteur Penner, de l’Eglise baptiste allemande de Frounzé, capitale du Kirghizistan, a vu le nombre des membres baptisés de son Eglise

    passer de 650 en 1987 à 240 en 1989, tandis que 125 autres attendaient encore l’autorisation de se rendre en RFA. Les Eglises protestantes avaient

    mis en oeuvre dans la région un vaste projet d’évangélisation avec l’aide

    de l’Institut suédois de traduction biblique qui fournissait des Bibles en

    kazakh, en ouzbek, en kirghize, en tadjik et en turc. Ce projet est désormais remis en question par cette vague de départs.

    Notons d’autre part que les musulmans - qui disposent de quelque 600

    mosquées déclarées sur le territoire de l’URSS - en ont 260 en Asie centrale. Il faut y ajouter, souligne le grand mufti d’Asie centrale et du Kazakhstan, Mukhammed Sadyk Mamayusupov, une centaine de mosquées rendues au

    culte au cours de l’année écoulée. Mais les fidèles réclament la restitution d’autres lieux de cultes confisqués, comme la mosquée Azimov, à Kazan,

    capitale de la république autonome des Tatars, une mosquée datant de 1887

    transformée en hôpital durant la guerre et actuellement utilisée par des

    institutions culturelles. (apic/eda/be)

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