URSS: insuffisances dans la formulation de (110690)
L’Eglise orthodoxe demande de préciser certaines définitions
Moscou, 11juin(APIC) La nouvelle loi sur la liberté religieuse en URSS,
récemment adoptée en première lecture par le Soviet suprême, si elle est
saluée dans ses grandes lignes par l’Eglise orthodoxe russe, fait également
l’objet de critiques de sa part, a précisé le métropolite Philarète de
Kiev. L’Eglise orthodoxe, a-t-il déclaré dans une interview accordée à
l’agence de presse soviétique "Novosti", "n’est pas entièrement satisfaite"
par le projet de loi: certaines définitions doivent être précisées. Le métropolite Philarète s’était déjà exprimé dans ce sens devant les députés au
Soviet suprême.
La nouvelle loi représente pour le métropolite de Kiev "un grand acquis
dans la vie de notre société, mais elle possède des passages qui ne sont
pas assez précis". Selon lui, "il serait souhaitable que le principe qui
permet aux groupes religieux d’acquérir le statut de personne juridique
soit défini de façon plus précise". Cela vaut également pour la publication
de littérature religieuse par les différentes confessions, l’impôt auquel
elles sont soumises et la manière d’éduquer les enfants "selon les principes de la foi".
Pour acquérir force de loi, le projet doit encore être accepté en deuxième lecture. La future loi sur la liberté de conscience et le libre exercice de la religion garantit "l’égalité de toutes les religions et des citoyens dans tous les domaines de l’existence, indépendamment de leur position par rapport à l’Eglise". Elle confirme le droit de tous les citoyens
soviétiques de confesser librement leur religion et d’"accomplir des rites
religieux", de créer et d’entretenir des lieux de culte. L’organisation de
pèlerinages est également autorisée. Les nouveaux articles de loi règlent
le statut des organisations et des institutions religieuses en URSS, auxquelles appartiennent - outre les communautés religieuses elles-mêmes - les
paroisses, les lieux de formation, les monastères et les centres administratifs.
La décision parlementaire sur la nouvelle loi religieuse s’est longtemps
fait attendre. Plusieurs projets ont échoué. Des cercles orthodoxes se seraient opposés avec force à des définitions trop "libérales" contenues dans
les projets. Le projet actuel devrait tenir compte de ces oppositions dans
une certaine mesure. Il n’existe encore aucune analyse qui évalue dans
quelle mesure les désirs des différentes confessions religieuses d’URSS ont
été pris en considération. (apic/ kpr/oe/cor)