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    Vatican: Congrès sur le problème de la drogue et de l’alcoolisme

    URSS : Il y a 4,5 millions d’alcooliques en Union soviétique (221191)

    Rome, 22novembre(APIC) Il y a près de 4,5 millions d’alcooliques en Union

    soviétique, a révélé le professeur Youri Lisitsin, membre de l’Académie des

    sciences médicales de l’URSS, qui participe au Congrès international sur la

    drogue et l’alcoolisme qui se déroule du 21 au 23 novembre au Vatican à

    l’initiative du Conseil pontifical pour la pastorale des services de la

    santé. Le professeur soviétique a déclaré qu’aussi bien la législation restrictive que la campagne anti-alcool lancée par Gorbatchev en 1985 ont

    échoué.

    Le professeur Valentin Pokrovskij, président de l’Académie des sciences

    médicales de l’URSS, a révélé pour sa part que dans les écoles de Moscou,

    entre 15 et 20 % des jeunes ont touché à la drogue. Mais ce sont les jeunes

    soldats qui appartiennent au groupe à plus grands risques : 27 % d’entre

    eux ont commencé à prendre de la drogue au service militaire.

    Intervention suisse

    Dans son intervention vendredi sur "Adolescence, environnement et toxicomanie", le Suisse François Ruegg, secrétaire général du Bureau International Catholique pour l’Enfance (BICE) à Genève, a souligné l’importance

    de l’étape de l’adolescence dans la vie d’un être humain, puisqu’elle constitue en quelque sorte une deuxième naissance, la naissance à l’autonomie,

    passage obligé pour assumer la création d’une nouvelle cellule familiale.

    Les rites d’initiation, dans les sociétés traditionnelles, témoignent de

    l’importance accordée par ces dernières à l’adolescence. Pour réussir son

    passage, sa "pâque", l’adolescent a besoin de repères, de certitudes, de

    traditions.

    La drogue comme rite de passage

    Or, aujourd’hui, les rites traditionnels de passage sont remplacés par

    des solutions de fortune qui sont autant de comportements compensatoires

    dont la toxicomanie n’est qu’une forme, un élément particulièrement visible

    et perturbant de la dérive contemporaine actuelle. "Ne serait-il pas temps,

    s’interroge F. Ruegg, de redonner aux sacrements leur épaisseur anthropologique, leur valeur thérapeutique, curative et préventive." Et de se demander si la confirmation des adolescents ne pourrait pas retrouver sa

    "fonction initiatique".

    François Ruegg a encore constaté qu’il n’y a jamais eu autant de moyens

    pour lutter contre les toxicomanies "et jamais les résultats n’ont été aussi faibles". A son avis, il est peut-être temps de remettre en cause le

    "modèle scientifique", un des rares à être reconnu dans le domaine de l’action sociale, alors qu’il y a de nombreuses réussites au niveau d’initiatives d’inspiration religieuse, chrétienne très souvent : "Ces projets s’appuient avant tout sur une foi, une charité et une espérance aux yeux desquelles tout homme, aussi déchu soit-il, demeure une image de son Créateur". Et de conclure que donner aux adolescents les moyens de découvrir la

    richesse de la culture chrétienne, notamment de ses sacrements, c’est leur

    permettre de trouver ces repères qui leur font si cruellement défaut aujourd’hui. (apic/com/be)

    (Notons que le BICE a été largement consulté par le Conseil pontifical pour

    les services de santé, du fait de ses programmes concernant la drogue, dont

    une recherche appliquée sur "L’enfant de la rue et la toxicomanie" qu’il a

    financée et qui a été réalisée sous la direction du professeur Ricardo Lucchini, professeur de sociologie à l’Université de Fribourg).

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