Bruxelles, 26février(APIC/CIP) Selon une mission protestante allemande
(la "Friedensstimme"), plusieurs baptistes d’Union soviétique condamnés à
des peines de privation de liberté ont récemment quitté de façon anticipée
leurs lieux de détention pour purger une peine de travaux correctifs sans
privation de liberté, sur les chantiers de l’économie populaire.
Des informations viennent de parvenir à "Eglisi", le service de presse
de l’ "Eglise du silence" en Belgique, sur les conditions de semi-liberté
auxquelles sont soumis un certain nombre d’entre eux. Vassili Rychouk doit
se présenter quatre fois par jour aux autorités locales et après 19h, il ne
peut sortir de chez lui. Piotr Maschnitskii a été placé en isolement cellulaire du 15 au 30 octobre, au camp de Tsulukidzé. Après avoir été affecté
au transport de béton, il a demandé à une commission de médecins de lui
délivrer un certificat d’exemption de travaux lourds, a cause d’une fracture antérieure de la colonne vertébrale. On lui a confié des travaux légers
pour une période de 3 mois. Leonid Chatounov avait demandé à pouvoir assister aux services religieux de la localité. Au lieu de lui donner satisfaction, on l’a transféré dans un lieu ou il n’y a pas de croyants.
Pavel Minbyakov travaille dans la région d’Astrakhan, dans des conditions dommageables pour sa santé. Andrei Borinskii a été envoyé sur des
chantiers de Khabarovsk ou son épouse a été autorisée à le rejoindre. La
durée des travaux correctifs ne peut excéder un an. Les condamnés n’ont pas
droit à un congé annuel régulier et doivent verser entre 5 % et 20 % de
leur salaire à l’Etat. Ils ne sont pas libres de quitter le district ou ils
assignés à résidence. Leurs familles peuvent ne pas être autorisées à les
rejoindre. Ils sont assujettis à certaines contraintes telles que la surveillance de la police et l’éducation politique. (apic/eg/be)