URSS: Constantin Khartchev partisan d’une (290189)
Moscou, 29janvier(APIC) Dans une interview récemment accordée à l’hebdomadaire officiel "Ogoniok", le président du Conseil pour les Affaires religieuses auprès du Conseil des ministres de l’URSS, Constantin Khartchev,
s’est dit partisan d’une URSS: Constantin Khartchev partisan d’une (290189).
"Une transformation radicale de la politique de l’Etat en matière de religion s’impose désormais, y compris l’octroi aux organisations religieuses
du droit d’ouvrir leurs propres écoles, a-t-il en outre déclaré.
La constitution de l’URSS doit être modifiée, a-t-il précisé, afin de
"donner aux croyants comme aux athées le même droit d’exprimer librement
leurs opinions". Cela d’autant plus, a ajouté Constantin Khartchev, "que
les lois actuelles relatives à la liberté de conscience n’ont pas de base
juridique réelle". Il a par ailleurs reconnu que la législation sur les
cultes de 1929, toujours en vigueur, est "typiquement stalinienne" et
qu’elle avait donné lieu à des décennies de répression tant sous Staline
que sous Khrouchtchev et Brejnev.
Constantin Khartchev a en outre exprimé son regret à propos du gouvernement soviétique qui a retardé jusqu’à présent l’élaboration en cours de la
nouvelle législation sur la liberté de conscience qui devrait tenir compte,
selon lui, des réalités contemporaines. Il a rappelé que des consultations
ont eu lieu avec pratiquement toutes les confessions religieuses.
Abordant le problème de l’enseignement religieux au cas ou il serait reconnu par la loi, problème qui soulève le plus de polémique, le président
du Conseil pour les Affaires religieuses de l’URSS déclare: "L’éducation
religieuse est et doit rester l’affaire privée de chacun; d’un autre côté,
pourquoi les parents n’auraient-ils pas le droit d’amener leurs enfants à
l’église, à la mosquée ou à la synagogue s’ils veulent leur assurer des
connaissances concernant le christianisme, l’islam ou le judaïsme, ou bien
de faire venir un prêtre, un théologien chez eux à cette fin?"
A l’avenir, a annoncé Constantin Khartchev, les organisations religieuses devront se faire enregistrer directement auprès des autorités centrales, et non plus auprès de l’administration locale. D’une façon générale,
la nouvelle législation soviétique sur la religion devrait être appliquée à
partir du printemps prochain, a-t-il révélé, en affirmant qu’elle a été
élaborée en consultation avec des juristes et des spécialistes qui sont
eux-mêmes des croyants. Cette législation devrait couvrir tous les aspects
des relations entre l’Eglise et l’Etat. (apic/sop/pr)