Paris, 30avril(APIC) On pouvait se demander, lors de l’ouverture du
Congrès organisé au Vatican du 18 au 25 avril par la Congrégation pour
l’Education catholique, si le projet de charte destiné à régir l’enseignement catholique supérieur n’allait pas constituer un carcan qui paralyserait toute recherche. Au terme de ce Congrès, Michel Falise, recteur de
l’Université catholique de Lille et président de la Fédération internationale des Universités catholiques (FIUC), a bien voulu répondre aux
questions de l’agence APIC.
"Nous sommes arrivés à des résultats plus ouverts que ceux auxquels on
pouvait s’attendre, affirme-t-il. De fait, notre travail n’a pas débouché
sur un texte, mais a révélé une convergence entre les évêques et les
recteurs d’Universités, sur ce que devrait être un texte, et notamment sur
son aspect prophétique". Certes, il y aura un texte, mais celui-ci sera
longuement élaboré par une commission composée de 15 personnes : trois
membres de la Fédération des Universités catholiques dont Michel Falise;
deux évêques; dix délégués élus par l’enemble des participants au congrés.
"Les craintes que nous pouvions éprouver s’éloignent donc", commente le
recteur de l’Université lilloise.
Quant aux questions concernant la bioéthique - on se rappelle que la
"Catho" de Lille est en pointe dans ce domaine, notamment avec les
recherches autour de la FIVETE homologue (fécondation in vitro et
implantation d’embryons pour des couples stables) -, il n’en a pas été
question : "Sur les 900 établissements catholiques d’enseignement qui
existent dans le monde, peu sont avancés dans ce domaine. Il ne fallait
donc pas compliquer les choses avec un problème qui, de fait, concernait
peu de monde", répond Michel Falise. De même n’a pas été évoquée publiquement, du moins - la question du serment de fidélité que Rome
envisage de faire prêter, entre aux professeurs de théologie... "Les
statuts des professeurs des Universités catholiques sont tellement
divers..."
Alors, au terme de ces débats, quel avenir peut-on prévoir pour les
Universités catholiques ? "La nécessité de la liberté reste une des
principales préoccupations de toutes les Universités catholiques. Mais les
quelques nuages qui obscurcissaient le ciel se dissipent. Nous avons pu
nous expliquer librement. Le texte qui va être élaboré énoncera des
principes généraux, fera des propositions concrètes, mais gardera la porte
ouverte..." (apic/mjh/bd)