UNESCO: collaborer plus étroitement à l’avenir au sein de l’ONU (120691)
Paris, 12juin(APIC) L’Afrique, la promotion féminine, les pays les moins
avancés et le développement de la culture: tels sont les objectifs de
l’UNESCO pour les années à venir. Ils ont été exposés lors d’une conférence
de presse tenue récemment à Paris par le directeur général de l’organisation, Federico Mayor, qui a également évoqué ses récentes missions dans les
pays de l’Est. L’UNESCO, a-t-il ajouté, doit être une structure de persuasion non seulement au niveau des Etats, mais aussi au niveau des sociétés
civiles et des citoyens. Il a insisté sur une collaboration accrue entre
les agences des Nations Unies.
Présent en Pologne à l’occasion du forum international sur la protection
du patrimoine culturel organisé par la Conférence pour la sécurité et la
coopération en Europe (CSCE), Federico Mayor a pu rencontrer le président
Lech Walesa et prendre conscience de la difficulté de la "transition démocratique" dans les pays de l’Est. Un projet est né, qui concerne six de ces
pays, vu leurs problèmes communs: évolution du contenu de l’éducation, relations entre emploi et études universitaires, législation concernant la
communication, notamment la protection des productions culturelles (les
droits d’auteur), exportation et marché noir d’oeuvres d’art.
Les problèmes de la démocratisation ont amené l’UNESCO à mettre sur pied
plusieurs réunions pour en débattre: la première s’est tenue en Amérique
latine, la seconde aura lieu début septembre à Prague sur le thème "Culture
et démocratie", avec la participation du président Vaclav Havel, la troisième se déroulera en Afrique et traitera de "Convivialité inter-ethnique
et démocratie".
Développer la coopération
Abordant la réunion à Venise, le 8 juin dernier, du Comité mondial de
l’UNESCO contre le sida, le directeur général s’est félicité de la présence
de personnalités de toutes confessions et de toutes tendances unissant
leurs efforts sous l’égide de l’UNESCO et de l’Organisation mondiale de la
santé (OMS). L’occasion pour les participants de prendre conscience que le
sida est un problème mondial non seulement médical, mais encore plus d’ordre social et de communication.
Pour Federico Mayor, l’UNESCO doit être une structure de persuasion non
seulement au niveau des Etats, mais également au niveau des sociétés civiles et des citoyens de chaque pays. Il faut en outre développer la collaboration inter-agences au sein des Nations Unies en constituant des alliances
techniques permanentes entre organismes et en coopérant plus étroitement
avec les organisations non gouvernementales (ONG). Celles-ci sont des partenaires indispensables qu’il convient de soutenir, a relevé le directeur
général de l’UNESCO. (apic/ccic/cor)