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    Rome: L’homme n’est pas un produit accidentel de l’évolution, affirme Benoît XVI

    Une veillée pascale consacrée à la création

    Rome, 24 avril 2011 (Apic) L’homme ne s’est pas formé par hasard et n’est pas un produit accidentel de l’évolution, a soutenu Benoît XVI dans la soirée du 23 avril 2011, lors de la veillée pascale, dans la basilique Saint-Pierre. Au cours de cette célébration, le pape a administré les sacrements du baptême, de la confirmation et de la première communion à six catéchumènes.

    Dans le livre de la Genèse, le récit de la création - lu au cours de la veillée pascale - explique que “le monde est un produit de la Raison créatrice et qu’à l’origine de toutes choses il n’y avait pas ce qui est sans raison, sans liberté”.

    Dans son homélie, le pape s’est penché sur “l’alternative ultime qui est en jeu dans le débat entre foi et incrédulité”. Il s’est interrogé : “l’irrationalité, le manque de liberté et le hasard sont-ils le principe de tout, ou bien la raison, la liberté, l’amour sont-ils le principe de l’être ? Le primat revient-il à l’irrationalité ou à la raison ?”.

    Ne pas omettre la création

    Poursuivant son raisonnement, le souverain pontife s’est intéressé à l’homme. Pour les croyants, a affirmé le pape, “il n’est pas exact que dans l’univers en expansion, à la fin, dans un petit coin quelconque du cosmos se forma aussi, par hasard, une certaine espèce d’être vivant, capable de raisonner et de tenter de trouver dans la création une raison”. “Si l’homme était seulement un tel produit accidentel de l’évolution en quelque lieu à la marge de l’univers, alors sa vie serait privée de sens ou même un trouble de la nature”.

    Evoquer le récit de la création au soir du samedi saint est vraiment important, a assuré le pape, car “omettre la création signifierait se méprendre sur l’histoire même de Dieu avec les hommes, la réduire, ne plus voir son véritable ordre de grandeur”. “Si nous omettons ce commencement du Credo, l’histoire du salut toute entière devient trop réduite et trop petite”.

    L’Eglise n’est pas une association

    Benoît XVI, enfin, a précisé que l’Eglise n’était pas “une association quelconque qui s’occupe des besoins religieux des hommes mais qu’elle mettait l’homme en contact avec Dieu et donc avec le principe de toute chose”. “C’est pourquoi Dieu nous concerne comme Créateur et c’est pour cela que nous avons une responsabilité envers la création”.

    La veillée pascale avait commencé à 21h par la bénédiction du feu et le rite de la lumière. Comme le veut la tradition, dans l’atrium de la basilique Saint-Pierre, le pape avait gravé sur le cierge pascal les lettres alpha et oméga, première et dernière de l’alphabet grec, ainsi que les chiffres de l’année en cours.

    Puis il avait présidé une procession remontant la nef, tandis que s’allumaient les bougies des milliers de fidèles encore plongés dans l’obscurité. Le passage de l’ombre à la lumière symbolise l’entrée de la lumière, le Christ, dans le monde des ténèbres et du péché.

    De nombreux textes bibliques ont ensuite été lus en différentes langues, suivis de l’Evangile de la résurrection. Six catéchumènes - quatre femmes et deux hommes - originaires de Suisse, d’Albanie, de Russie, du Pérou, de Singapour et de Chine, ont reçu de Benoît XVI le baptême ainsi que les deux autres sacrements de l’initiation chrétienne que sont la confirmation et la communion. (apic/imedia/cp/amc)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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