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    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

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    Une religieuse dirigera l’administration de la Cité du Vatican

    Le pape François a annoncé à la télévision, le 19 janvier 2025, la prochaine nomination d’une femme à la tête de l’administration de la Cité du Vatican. Sur Rai Tre, il a également déploré la politique migratoire de Donald Trump et a répondu à des questions sur son enfance.

    Le pontife était interrogé en duplex depuis sa résidence Sainte-Marthe au Vatican devant les 2 millions de téléspectateurs de l’émission Che tempo che fa. Il a répondu aux questions du journaliste Fabio Fazio. Il s’agissait de sa troisième apparition dans ce talk-show très populaire en Italie.

    En début d’entretien, le pontife de 88 ans, qui a souffert d’une contusion à cause d’une chute ces derniers jours, a assuré que son bras allait bien et qu’il bougeait mieux. Déjà dans la matinée à l’angélus, il s’était montré sans l’écharpe qui immobilisait son bras droit depuis le 16 janvier.

    Une femme à la tête du Gouvernorat

    Évoquant le cessez-le-feu à Gaza en vigueur depuis ce dimanche 19 janvier, le pape a estimé que la solution de cohabitation entre les deux États israélien et palestinien était «l’unique solution». «Il y a une disponibilité chez certains et chez d’autres non, et nous devons les convaincre», a-t-il ajouté.

    Deux semaines après la nomination de la première «préfète» – chef de ministère – au Vatican, le pape François a reconnu que l’inclusion des femmes s’était réalisée «lentement» dans la Curie romaine. «Maintenant nous en avons beaucoup», a-t-il souligné.

    François a alors annoncé en direct une prochaine promotion: «Au gouvernorat, la 'vice-gouvernatrice’ […] deviendra 'gouvernatrice’ en mars». La religieuse italienne Sœur Raffaella Petrini, nommée secrétaire générale du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican en 2021, prendra donc la suite du président du Gouvernorat, le cardinal Fernando Vérgez Alzaga, qui aura 80 ans le 1er mars.

    La nomination de Raffaella Petrini comme 'numéro 2’ était déjà historique puisque c’était la première fois qu’une femme atteignait une responsabilité aussi élevée dans l’administration du plus petit État du monde. À la tête du Gouvernorat, elle a notamment la charge de superviser les quelque 2000 employés de cette structure qui administre la vie quotidienne du Vatican – fonctions exécutives et de services. Elle occupera un poste qui était jusque-là réservé à des cardinaux.

    Critique sur la politique d’expulsion de Trump

    Interrogé sur la volonté de Donald Trump, qui sera investi ce lundi 20 janvier président des États-Unis, d’initier dès son arrivée au pouvoir l’expulsion des migrants irréguliers, le pape a réagi en ces termes: «Si c’est vrai, ce sera une honte (…) Cela fera payer la facture du déséquilibre aux pauvres malheureux qui n’ont rien.»

    Toujours au sujet des migrants, François a pris à partie l’Italie, pointant du doigt la moyenne d’âge de la population «de 46 ans» et la baisse de la natalité. «Il faut résoudre ce problème… Si tu ne fais pas d’enfants, fais entrer les migrants!»

    Le pontife a également confié s’être entretenu récemment avec le Père Mattia Ferrari, aumônier de l’ONG Mediterranea. La presse italienne a relayé l’appel de cet avocat des victimes de trafic humain en Libye pour une jeune femme éthiopienne dont les ravisseurs demandaient 6000 euros de rançon. «Il a réussi à payer et libérer cette femme», a annoncé le pape, déclenchant les applaudissements.

    Ne pas tout mettre sur le péché de la chair

    Par ailleurs, le 266e pape a parlé aux téléspectateurs du sens du Jubilé – ce grand événement célébré tous les 25 ans dans l’Église catholique, qu’il a ouvert le 24 décembre dernier – en mettant l’accent sur le pardon. «Mettez-le-vous dans la tête, Dieu pardonne toujours, il nous faut seulement frapper à la porte», a-t-il martelé. Et d’assurer: «Notre vie est un recommencement continuel.»

    Dans cette optique, l’évêque de Rome a confié que la cause des prisonniers lui tenait particulièrement à cœur. Avant de glisser: «Beaucoup [de personnes] qui sont hors des prisons sont plus coupables qu’eux.» Il a aussi invité à «ne pas tout mettre sur le compte du péché de la chair», estimant que d’autres péchés comme le mensonge ou la fraude, ou encore ne pas s’occuper de ses vieux parents, semblent plus «angéliques» mais étaient en fait plus «graves».

    La première pensée après son élection

    Parlant longuement de son autobiographie Espère, publiée le 15 janvier, le pape François est revenu sur son «trébuchement» en se rendant à la loggia de Saint-Pierre après son élection. «Le pape infaillible a commencé avec une chose faillible», a-t-il glissé avec humour. Quant à sa première pensée en se sachant élu par les cardinaux: «Ils sont fous mais qu’advienne ce que Dieu veut.»

    En vue de la Journée de la mémoire dédiée aux victimes de l’Holocauste, le 27 janvier prochain, le pape a exprimé son sentiment «de honte que nous les hommes ayons été capables de faire cela». Il a cependant professé sa confiance dans l’humanité. La nature humaine «est bonne, Dieu l’a faite bonne», même si elle est «libre, capable de faire le mal», a-t-il déclaré. (cath.ch/imedia/ak/rz)

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