Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Une organisation catholique zambienne rejette l’accusation d’"incitation à

    la violence" ENI-95-0325çF

    Lusaka, le 12 décembre (ENIçAnthony Kunda) - L’un des responsables de la

    Commission catholique zambienne "paix et justice" (CCPJ) a rejeté les

    accusations lancées par un dirigeant d’Eglise pentecôtiste selon lesquelles

    la commission inciterait à la violence en appelant à des "protestations de

    masse" contre le projet de réforme constitutionnelle du gouvernement.

    Stephen Mwale, responsable des Assemblées pentecôtistes de Dieu, avait en

    effet déclaré que la Commission incitait les citoyens à des actions

    violentes contre le gouvernement, et ceci par le biais d’une organisation

    nouvellement créée, le Comité d’action de la société civile pour la

    constitution, dont le responsable est le président de la CCPJ, Morse

    Nanchengwa.

    Les Assemblées de Dieu soutiennent les propositions du président zambien,

    Frederick Chiluba, qui veut que le projet de constitution soit adopté par

    l’Assemblée nationale.

    Plusieurs organisations d’Eglise, et notamment la Commission "paix et

    justice", s’opposent à ce projet parce que l’Assemblée nationale actuelle

    est dominée par le Mouvement de la démocratie multipartite (MMD) du

    président Chiluba et elles demandent que le projet soit débattu par une

    assemblée constituante spécialement élue.

    Le projet de constitution provoque une controverse en particulier en raison

    des clauses qui interdiront aux Zambiens dont les parents ne sont pas

    citoyens de la troisième génération d’être élus à la présidence - ce qui

    écarterait l’ancien président Kenneth Kaunda, dont les parents étaient de

    l’ancienne colonie britannique de Nyasaland, aujourd’hui le Malawi.

    Mais c’est sur le président Chiluba que s’est alors braquée l’attention des

    médias après que le journal Post eut affirmé qúil était né au Zai"re, et

    non en Zambie comme il l’affirmait.

    Lors de la première conférence de presse du Comité d’action de la société

    civile en novembre, Morse Nanchengwa a déclaré que le Comité allait

    commencer à organiser des protestations de masse dans toute la Zambie,

    entre autres une marche vers la résidence officielle du président pour

    réclamer la formation d’une assemblée constituante.

    Mais selon Stephen Mwale, "ce comité vient de franchir le premier échelon

    vers la violence; en appelant à des protestations de masse contre le

    gouvernement, il cherche à justifier sa théorie - l’action violente contre

    le gouvernement et ses postions."

    Morse Nanchengwa rejette ces accusations. "Par des protestations de masse,

    nous ne voulons pas inciter à la violence politique pour forcer le

    gouvernement à accepter la formation d’une assemblée constituante pour

    adopter le projet de constitution. Notre objectif permanent est d’oeuvrer

    en faveur de la paix", a-t-il expliqué.

    "Nous allons commencer à manifester devant le parlement durant le prochain

    mois pour protester contre la décision du gouvernement de faire adopter le

    projet de constitution par le parlement actuel."

    La Commission "paix et justice" a été établie en 1986 par l’Eglise

    catholique romaine avec comme mandat spécifique du synode des évêques de

    traiter des questions de paix et justice. (497 mots)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus