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    Rome: Chrétiens et musulmans s’unissent contre la traite des êtres humains

    Une initiative inédite

    Rome, 17 mars 2014 (Apic) Des représentants religieux catholiques, anglicans et musulmans ont lancé, le17 mars 2014 au Vatican, le réseau "Global Freedom Network" (GFN) dont le but est “d’éradiquer l’esclavage moderne et le trafic des êtres humains“ à l’horizon 2020. Signée par des représentants du Saint-Siège, de l'Eglise d'Angleterre ainsi que de l’Université islamique égyptienne Al-Azhar, la déclaration commune inédite qualifie le trafic des êtres humains de “crimes contre l’humanité“.

    D’après ce texte, signé de façon inhabituelle au Bureau de presse du Saint-Siège en présence de nombreux journalistes, l’exploitation des êtres humains condamne “30 millions de personnes à la déshumanisation et à la dégradation“.

    Lors de cette signature, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, représentait le Saint-Siège. Le Père David John Moxon représentait l’Eglise anglicane tandis que Mahmoud Azab était envoyé par le grand imam d’Al-Azhar.

    Rapprochement entre Al-Azhar et le Vatican

    Cette présence marque une étape ultérieure dans le réchauffement des relations entre l’institution sunnite et le Vatican. Les liens avaient été coupés suite à un attentat contre la cathédrale copte d’Alexandrie, le 1er janvier 2011. Benoît XVI avait souligné la nécessité de protéger les chrétiens en Égypte et au Moyen-Orient, dans une déclaration que l’institution égyptienne avait considérée comme une interférence occidentale inadmissible.

    Appui du pape

    Le pape lui-même a appuyé ce projet, a indiqué Mgr Sanchez Sorondo. Il a rappelé que le pontife s’était exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet et que le Vatican avait organisé de nombreuses journées de travail et de réflexion sur ce thème.

    Le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, assistait également à cette signature. Son dicastère a beaucoup œuvré dans la lutte contre le trafic des êtres humains et était notamment en contact avec l’Australien Andrew Forrest, à l’origine de l’initiative du GFN.

    Pour lutter contre la traite des êtres humains, les signataires ont souhaité s’appuyer sur “les idéaux de la foi et des valeurs humaines partagées“. Le GFN souhaite également se servir des instruments de foi, à savoir la prière, le jeûne et l’aumône.

    Extension à d'autres religions

    Le texte a en outre annoncé la tenue d’une Journée mondiale de prière pour les victimes de l’esclavage et du trafic des êtres humains, sans toutefois spécifier la date. Les représentants religieux ont appelé toutes les organisations, entreprises et Etats à se joindre au GFN. 30 chefs d’Etats devraient signer cette déclaration d’ici la fin de l’année 2014.

    Cette déclaration, qui se veut un pas concret pour résoudre un grave problème de l’humanité, devrait être étendue prochainement à d’autres religions, comme le judaïsme ou l’hindouisme, a par ailleurs indiqué Andrew Forrest. (apic/imedia/mm/mb/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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