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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Une femme suisse au Synode : un role de conseiller (181087)

    Rome, 18octobre(APIC) Durant la première partie du Synode des éveques sur

    la vocation et la mission des laics dans l’Eglise et dans le monde qui se

    tient en ce moment à Rome, Mgr Gabriel Bullet, délégué de la Conférence des

    éveques suisses au Synode était accompagné par Mme Marianne Almonte, présidente du Comité national suisse de l’apostolat des laics. Durant la deuxième partie des travaux, Mgr Bullet sera conseillé par Léo Karrer, professeur

    de théologie pastorale à l’Université de Fribourg, ensuite par Mlle Carmen

    Pronini, membre du Comité national de l’apostolat des laics et des Unions

    féminines tessinoises. Jouant le role de conseillère auprès de Mgr Bullet,

    Marianne Almonte a fait part à l’agence APIC de son expérience au Synode.

    A la suite des diverses consultations l’année dernière, Mgr Bullet avait

    exprimé le désir d’avoir trois personnes qu’il pourrait consulter durant le

    Synode pour donner leurs impressions sur ce qui se disait à l’intérieur du

    Synode et qu’il se chargerait de relater. C’est ainsi que les conseillers

    laics émettent leur avis sur les points importants à soulever dans les carrefours, proposent des amendements à présenter lors de la synthèse des travaux, etc.

    Concernant son role, Marianne Almonte considère qu’il est assez limité :

    elle reçoit les rapports sur les diverses interventions au Synode remis

    tous les jours par Mgr Bullet et réagit en confrontant ces interventions

    avec la réalité du laicat en Suisse romande, voire dans les pays voisins,

    en essayant de voir ce qui devrait etre soulevé dans les groupes de travail

    par Mgr Bullet. Il n’y a pratiquement pas eu de contacts avec la soixantaine d’auditeurs laics (dont près de la moitié de femmes) présents au Synode.

    Au sujet des interventions au cours de la première partie du Synode, Marianne Almonte distingue 4 courants : un courant européen, qui se traduit

    par des rapports beaucoup plus théologiques, dogmatiques, traditionnels...;

    un courant d’Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), qui attache beaucoup

    d’importance à tout l’apostolat que peut exercer le laic à travers sa famille, le monde du travail et surtout le monde politique, dans une situation ou l’Eglise catholique doit également faire face au fondamentalisme ;

    la troisième tendance est représentée par les rapports asiatiques et africains qui partent de situations très concrètes, qui accordent beaucoup

    d’importance au laicat, car, pour eux, c’est le laic qui est à la base de

    l’évangélisation dans ces pays; la quatrième tendance, ce sont les rapports

    latino- et centro-américains, qui vont dans deux sens : l’un conservateur

    (ou l’on remet notamment en cause les communautés ecclésiales de base, ou

    l’on se méfie de l’engagement politique des laics) et la tendance progressiste favorable à ces communautés ecclésiales de base ou les plus pauvres

    et les deshérités trouvent l’espace pour s’exprimer et s’engager.

    Pas de recettes miracles à attendre de ce Synode

    Pour la présidente du Comité national suisse de l’apostolat des laics,

    il ne faut pas attendre de recettes miracles du Synode : "Il y aura des recommandations adressées aux Eglises particulières, mais je pense que le

    Synode signifie Eglise en marche, marcher ensemble. Je reviens à une idée

    qui m’est chère : c’est de dire que c’est nous qui devons faire Synode là

    ou nous sommes, marcher ensemble éveques, pretres et laics". A son avis, il

    se dégage déjà une tendance très forte pour dire qu’il ne faut pas séparer

    la hiérarchie du laicat : notre première mission commune découle de notre

    bapteme, et cela aussi bien pour les clercs que pour les laics. Cette option est partagée par une bonne majorité des pères synodaux.

    Marianne Almonte a demandé à Mgr Bullet de développer dans les carrefours quelques points importants : d’abord la mission du laic dans le monde

    du travail (il faut insister ici sur le fait que l’enracinement du chrétien

    dans la vie du monde nécessite son enracinement dans la vie de l’Eglise,

    pour éviter le danger de la sécularisation qui évacue la dimension de la

    foi). Ensuite la formation : celle donnée par les mouvements, la formation

    aux ministères, les retraites et sessions spécialisées. Ici, pour Marianne

    Almonte, il faut former la conscience politique des laics, de façon à ce

    qu’elle soit conforme à la doctrine sociale de l’Eglise, et pour cela, souligne-t-elle, cela signifierait qu’il faut redonner cette doctrine sociale

    de l’Eglise. Finalement, Madame Almonte a proposé à Mgr Bullet d’envisager

    le développement de communautés ecclésiales de base, ici en Europe, qui feraient l’option pour les pauvres. Et de penser aux vieillards, qui sont de

    plus en plus nombreux et seuls, aux malades, notamment les personnes atteintes du sida, aux émigrés, aux réfugiés, aux familles désunies ou monoparentales, au quart monde, aux jeunes victimes de la drogue, aux chomeurs,

    à toutes les victimes des nouvelles pauvretés. Ce sont là pour elle des

    champs d’action possibles pour ces communautés de base qui vivraient avec

    ces populations défavorisées. De toutes ses préoccupations, c’est ce dernier point qui lui tient le plus à coeur. (apic/be)

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