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    Une ancienne tradition romaine a été reprise en cette année jubilaire après 900 ans : l’icône du Chr

    Une antique tradition reprise après 900 ans

    Une note liturgique du Maître des célébrations pontificales, Mgr Piero Marini sur "la Pâque de la Résurrection", a expliqué que le début de la célébration était marqué pour le Jubilé par un geste liturgique ancien et nouveau . Le diacre a en effet annoncé la résurrection devant l’icône du Saint Sauveur dit "Acheropíta" ("non faite de main d’homme"), conservée dans la chapelle "Sancta Sanctorum" du sanctuaire du "Saint-Escalier", et apporté Place Saint-Pierre selon une tradition médiévale.

    Depuis le VIIIe siècle

    Au XIIe siècle, l’évêque de Rome, suivant une ancienne tradition, explique Mgr Marini, faisait une pause de prière à l’oratoire de Saint-Laurent-du-Latran, aujourd’hui, sanctuaire du "Saint-Escalier", lors de la procession de Saint-Jean-du-Latran à Sainte-Marie-Majeure. C’est là qu’était conservé la précieuse icône, probablement arrivée d’Orient et mentionnée dès le Liber Pontificalis sous le nom du pape Etienne III (752-757). Cette représentation de l’intronisation du Christ est peinte sur une étoffe appliquée sur un tableau de bois d’environ 1,52 m sur 70 cm, sa dernière restauration remontant à 1995-1996.

    C’est la seule icône qui soit devenue protagoniste des liturgies romaines, comme en témoignent, toujours selon Mgr Marini, le Liber Politicus, livre des cérémonies écrit entre 1143 et 1144, et le Liber censuum Romanae Ecclesiae, dû, vers 1192 environ, à Cencius Camerarius, le futur pape Honorius III. On mentionne aussi une procession de l’icône à l’occasion de la fête de l’Assomption. En l’année sainte de l’Incarnation, pour le grand Jubilé, l’Eglise de Rome a repris ce rite ancien, "dans l’esprit de la réforme liturgique du Concile Vatican II", comme le rite d’introduction de la liturgie de Pâques, explique Mgr Marini.

    Le jardin du parvis

    Nouveau sanctuaire de la précieuse icône, le parvis de la basilique Saint-Pierre avait été transformée en un véritable Jardin de la Résurrection par une incroyable luxe de roses, de tulipes, rhododendrons, forsythia, plantes et arbustes venus par camion de Hollande, comme chaque année depuis 15 ans, mais plus que chaque année aussi, pour le Jubilé. La volée d’escaliers, le baldaquin de l’autel et la grande Loggia des bénédictions étaient soulignés de blanc, de jaune, de rose, de vert, et de parfums! Cette année Ric van der Voort, sponsor, et ses dix-huit collaborateurs du Bloemenbureau Holland, du International Bloembollencentrum et de la Plant Publicity Holland assistaient à la célébration de la veillée pascale jubilaire. Pour la floraison, les fleuristes-décorateurs hollandais ont prééparé cette Pâque du Jubilé depuis l’an dernier déjà. (apic/zn/pr)

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