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    Une action armée aurait des "effets irréparables"

    Rome: Le cardinal Leonardo Sandri met en garde contre une intervention étrangère en Syrie

    Rome, 4 septembre 2013 (Apic) Les conséquences "malheureuses" d’une intervention d’autres pays dans le conflit qui déchire la Syrie auraient des "effets irréparables", avertit le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales dans une interview accordée à L’Osservatore Romano le 3 septembre 2013.

    Le cardinal Leonardo Sandri confie en outre que le pape François, auteur d’un vibrant appel à la paix lors de la prière de l’Angélus du 1er septembre, "a senti l’urgence de demander que l’on s’arrête avant qu’il ne soit trop tard".

    "Face à la course aux armements, qui a aggravé encore davantage ce conflit exténuant, et à la possibilité concrète d’une nouvelle intervention armée à l’intérieur des frontières syriennes, le pape a senti l’urgence de demander que l’on s’arrête avant qu’il ne soit trop tard", déclare ainsi le cardinal Sandri. Le pape François craint "les conséquences malheureuses d’une intervention d’autres pays dans le conflit (…), avec des effets irréparables".

    Le risque que la Syrie devienne "un enfer sur terre"

    Aux yeux du préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, les paroles prononcées par le pape lors de l’Angélus sont loin d’être "une vague invitation moraliste, elles sont déjà un pas concret indiqué aux responsables". Selon le cardinal Sandri, le pontife a voulu exhorter les combattants, les puissants et l’humanité tout entière à écouter "la voix impérieuse de (leur) conscience", en disant: "Arrêtez-vous et écoutez vos cœurs et non l’intérêt d’une faction, d’un parti, d’une alliance politique, militaire ou économique".

    La logique de la violence et des représailles n’est jamais une route à suivre, estime le haut prélat argentin au quotidien du Vatican, "car elle provoque une succession d’accusations et de vengeances, qui ne tiennent pas compte du sang versé et augmentent la rancœur et la haine, allant même jusqu’à briser les liens familiaux et communautaires".

    En faisant ainsi, prévient-il, la Syrie deviendra de plus en plus un enfer sur terre. "Là où des crimes ont été commis, affirme le chef de dicastère, il faut soutenir les institutions et les tribunaux internationaux appelés à vérifier et juger de façon impartiale la violation des droits de la personne humaine et des crimes contre l’humanité". (apic/imedia/cp/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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