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    Corée du Sud: Ordination diaconale du premier séminariste d’origine mongole

    Un tournant pour l'Eglise catholique de Mongolie

    Séoul, 9 décembre 2014 (Apic) Le 11 décembre 2014 à Séoul, en Corée du Sud, sera ordonné en vue de la prêtrise, le premier diacre d’origine mongole, pour la préfecture apostolique d’Oulan-Bator. L’ordination d’Enkh-Joseph marque un tournant que le préfet apostolique d’origine philippine Mgr Wenceslao Padilla, appelait de ses voeux depuis longtemps, espérant voir enfin un clergé autochtone reprendre le flambeau allumé vingt ans plus tôt par les prêtres de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM), indique l'agence "Eglises d'Asie".

    Aujourd’hui, tous les prêtres et religieux (plus de 80 missionnaires, issus de 22 nationalités différentes) la petite Eglise de Mongolie en croissance sont de nationalité étrangère. Le futur diacre, Enkh Baatar, 23 ans, - qui a choisi Joseph comme nom de baptême - est actuellement en formation en Corée du Sud.

    Selon les dernières estimations, les chrétiens, toutes confessions confondues, représentent à l’heure actuelle un peu plus de 2% de la population mongole, laquelle suit majoritairement les pratiques d’un bouddhisme tibétain mêlé de croyances chamaniques.

    Depuis la loi de 2009 obligeant les étrangers travaillant dans le pays (dont les missionnaires) à embaucher du personnel mongol selon un système de quotas élevés, l’arrivée dans les cadres de l’Eglise locale d’un citoyen mongol, permettra sans aucun doute d’alléger une situation financière qui commençait à devenir source d’inquiétude, affirme Eglises d'Asie.

    Le chef officiel de l’Eglise est la secrétaire de l’évêque

    "Cette ordination, outre son importance ecclésiale et apostolique évidente, aura également des conséquences pratiques et permettra à l’Eglise d’avoir enfin le droit de posséder des biens immobiliers et d’être son propre représentant légal", explique H., chef d’entreprise expatrié depuis plusieurs années en Mongolie. En effet, selon les lois de la République de Mongolie, seul un citoyen mongol peut posséder un terrain ou diriger un organisme religieux. « C’est la raison pour laquelle le chef officiel de l’Eglise mongol (Mgr Padilla) est la secrétaire de l’évêque, laquelle possède aussi officiellement la plupart des terrains de la préfecture apostolique à Oulan-Bator ... ", ajoute-t-il.

    "Selon ces quotas, l’Eglise catholique devrait en principe engager une soixantaine de personnes supplémentaires, mais nous n’avons pas l’argent pour assurer leur salaire", expliquait Mgr Padilla il y a quelques mois, ajoutant que "13 missionnaires devraient partir si la loi était appliquée strictement". (apic/eda/msb/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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