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    "Un risque d’affrontement interreligieux plane sur le pays"

    République Centrafricaine: Les leaders religieux tirent la sonnette d’alarme

    Bangui, 14 février 2013 (Apic) Les leaders religieux de la République de Centrafrique (RCA), regroupés au sein d’une plateforme, ont averti la communauté internationale d’un risque d’affrontement interconfessionnel dans leur pays, a rapporté le 13 février Radio France internationale (RFI).

    Les dirigeants religieux se sont réunis à Bangui, la capitale, pour discuter de la tension politico-militaire qui règne dans le pays depuis la mi-décembre. Ils ont déclaré qu’ils disposaient d’éléments sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans les provinces, à cause des attaques ciblées des rebelles du mouvement de la Séléka.

    Entre décembre 2012 et janvier 2013, ce mouvement armé a tenté de renverser le régime du président François Bozizé. Un accord de paix, signé à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, a permis l’arrêt des hostilités et la formation, le 4 février, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel figurent des membres du mouvement.

    Les membres de la plateforme interreligieuse ont indiqué que, malgré cet accord, des éléments de la Séléka continuent d’attaquer des villes. C’est ainsi qu’il y a une semaine, l’église catholique de Mobaye a été saccagée par les miliciens.

    Les chrétiens pris pour cible

    Si ce genre d’attaques continue la situation dans les provinces peut dégénérer, a relevé le révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou, qui représente l’Association des évangélistes de RCA. "Un affrontement pourrait être provoqué par les populations autochtones qui ont subi des exactions", a-t-il averti. D’après les religieux réunis à Bangui, ce sont des chrétiens qui sont visés par ces attaques.

    Le cheikh Kobir Layama, imam de la mosquée centrale de Bangui, a reconnu ces faits. Il a toutefois estimé qu’il faut éviter les amalgames et ne pas jeter la faute sur l’ensemble de la communauté musulmane. "Ceux qui mènent ces actions contre les frères chrétiens ne sont pas des musulmans pratiquants", a-t-il affirmé.

    La plateforme prévoit de rencontrer dans les prochains jours les dirigeants de la Séléka, de la force multinationale et du gouvernement centrafricain, afin de faire pression sur les rebelles pour qu’ils cessent tout acte de violence. (apic/ibc/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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