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    Bâle-Ville: La reconnaissance de l'islam avance

    Un professeur d'Université soutient la cause des musulmans

    Bâle, 3 mars 2014 (Apic) La reconnaissance officielle de l'islam par l'Etat connaît des avancées dans le canton de Bâle-Ville. Le projet a obtenu le soutien de Quirin Weber, professeur de droit constitutionnel de la religion à l'Université de Lucerne, rapporte le 3 mars 2014 le site du quotidien romand "Le Matin".

    Diverses communautés musulmanes de Suisse souhaitent une reconnaissance officielle. Mais pour la troisième religion du pays, en terme de nombres, c’est un long chemin à parcourir. A Bâle-Ville, le projet de la Fédération d’organisations islamiques de Suisse (FOIS) a obtenu l’aval de Quirin Weber, qui juge ses revendications non seulement légitimes, mais également constitutionnelles. «C’est en raison de sa neutralité que la Suisse favorise la diversité religieuse», a indiqué l'universitaire au quotidien alémanique "Schweiz am Sonntag". Son expertise juridique fera avancer le dossier des musulmans.

    Une reconnaissance induit aussi des devoirs

    Il n’y a pour l'instant qu’à Bâle que le cadre légal a été aménagé. A Lausanne, les musulmans attendent le règlement d’application d’une loi déjà votée, peut-être ce printemps. Hafid Ouardiri, directeur de la "Fondation pour l’Entre-connaissance", à Genève est insatisfait du manque d'initiative des autorités de son canton dans ce domaine. Il estime dans le quotidien romand que le canton du bout du lac, "avec sa laïcité d’ouverture et de respect", aurait pu aller de l’avant.

    Pascal Gemperli, président de l’Union vaudoise des associations musulmanes, explique qu'une reconnaissance officielle représente un passage obligé pour les aumôniers. Le bénéfice est également de pouvoir participer aux décisions, concernant par exemple un carré musulman dans un cimetière, ou l’obtention de subventions.

    Christophe Monnot, sociologue des religions, relève qu'il ne s’agit pas de faire entrer la charia (la loi islamique) par la petite porte, et qu'une reconnaissance induit aussi des contraintes, comme l’égalité hommes-femmes. (apic/matin/ag/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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