Le monastère l’Église orthodoxe ukrainienne Saint-Nicolas-Saint-Basile, de Nikolskoïé, non loin de Marioupol, a subi des bombardements. Quelque 400 personnes y ont trouvé refuge, dans cette zone tenue par les séparatistes du Donbass.
Actuellement, outre les 230 habitants ordinaires du couvent, c’est-à-dire les moines du monastère Saint-Basile et les moniales du monastère Saint-Nicolas, ainsi que les infirmes et les personnes âgées de l’hospice, plus de 200 réfugiés venus des villages voisins se sont mis à l’abri des tirs d’artillerie, parmi lesquels des malades et des enfants, indique le patriarcat de Moscou.
L’information a été attestée par les moines et moniales eux-mêmes, dans une vidéo postée sur youtube. Le monastère est quotidiennement visé par des tirs. Les réfugiés ont raconté aux volontaires qu’ils craignent de sortir. La semaine dernière, une femme a été tuée par un tir alors qu’elle courait de l’église à l’hôtellerie. Les enfants disent n’avoir pas pu sortir depuis une semaine.
Une association de vétérans est parvenue à transporter au monastère une aide humanitaire en provenance de Russie: produits alimentaires et d’hygiène et gasoil pour le groupe électrogène dont dépend le fonctionnement des appareils essentiels à la vie des grands malades logés à l’hospice du couvent.
L’accès au monastère et la livraison d’aide humanitaire sont compliqués par les tirs constants, qui rendent pratiquement impossible l’évacuation des enfants et des malades.
Malgré tout, la vie de prière se poursuit et les offices continuent à être célébrés, indique le patriarcat de Moscou. Les moines et les réfugiés vivent de l’espérance dans le prompt retour à la paix. (cath.ch/com/mp)