Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Amnesty International: Les forces de l’Etat nigérian en lutte contre Boko Haram dénoncées

    Un cycle de violence dévastateur

    Abuja/Lausanne, 1er novembre 2012 (Apic) Amnesty international dénonce, dans un rapport du 1er novembre 2012, les actions brutales des forces de sécurité nigérianes. Leurs opérations violentes en réponse aux actes de terrorisme de Boko Haram, un groupe islamiste du Nord du Nigéria, ne font que rendre la situation "encore plus désespérée".

    Le rapport, intitulé "Nigeria: Trapped in the cycle of violence", décrit à la fois les horreurs perpétrées par Boko Haram et les graves violations des droits humains commises, en réaction, par les forces de sécurité. Il est notamment question de disparitions forcées, de torture, d’exécutions extrajudiciaires, d’incendies volontaires de maisons et de détentions sans procès.

    Un climat de peur

    "Ce cycle d’attaques et de contre-attaques est marqué par des violences illégales de la part des deux camps, avec des effets dévastateurs pour les droits fondamentaux des personnes piégées au milieu", déclare Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

    De graves atteintes aux droits humains ont été perpétrées par Boko Haram, qui a notamment commis des meurtres, incendié des écoles et des églises, mené des attaques contre les locaux de médias et s’en est pris à des journalistes. Le rapport décrit le climat de peur grandissante : la population est trop effrayée pour signaler les crimes et les journalistes n’en parlent pas, craignant pour leur sécurité.

    Les forces de sécurité hors de contrôle

    Dans le même temps, les opérations de sécurité visant Boko Haram sont conduites sans égard pour les droits humains ou l’état de droit. Des centaines de personnes accusées d’avoir des liens avec Boko Haram sont arrêtées de façon arbitraire. Il existe des soupçons de torture et de meurtre des détenus.

    "Le gouvernement du Nigeria doit prendre des mesures efficaces afin de protéger la population contre la campagne menée par Boko Haram, mais ces mesures doivent rester dans les limites des règles de l’état de droit. Chaque injustice perpétrée au nom de la sécurité ne fait qu’engendrer plus de terrorisme et crée un cercle vicieux de meurtres et de destructions", conclut le rapport. (apic/com/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus