Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image
    Le pape François recevant un prêtre en confession, en 2019 à la cathédrale Saint-Jean-de-Latran © Vatican Media

    Un bon confesseur n'est pas un "shérif", déclare le pape François

    Un bon confesseur n’est pas un "shérif qui torture" le pécheur venu avouer ses péchés et la confession n’est pas un examen académique, a déclaré le pape François lors d’une audience accordée à des prêtres venus se former au Vatican le 12 mars 2021. Au contraire, il doit accueillir en paix et avec paternité.

    Le pontife recevait dans la salle Paul VI, au Vatican, les participants au cours sur le for interne – le jugement d’un acte par la conscience personnelle – organisé par la Pénitencerie Apostolique, en présence du pénitencier majeur le cardinal Mauro Piacenza. Le pontife a adressé aux 870 participants une réflexion sur le sens du sacrement de réconciliation, aussi connu sous le nom de confession.

    Un confesseur doit "accueillir en paix, accueillir avec paternité", leur a déclaré le pape, soulignant que la paternité s’exprimait par "un sourire, des yeux en paix". Il ne s’agit pas d’un examen académique : aussi doit-il accueillir en offrant la tranquillité, puis laisser la parole, a-t-il insisté.

    Le pape François a rapporté l’expérience que font certains séminaristes dans les basiliques romaines quand ils vont se confesser: "ils font passer le mot" sur la réputation des confesseurs présents. "Dans ce confessionnal, n’y va pas, parce que ce sera le shérif qui te torturera".

    "Chacun de nous est un pécheur pardonné"

    Le pape a donné à rebours l’exemple du cardinal Piacenza, qui lui a témoigné d’un autre type d’attitude : "il m’a dit que lorsqu’il voit que ces personnes ont des difficultés et qu’il comprend de quoi il s’agit, il les arrête immédiatement et leur dit: “Je comprends. Continuons”". Il ne faut pas donner plus de douleur, plus de torture à ceux qui viennent se décharger de leurs péchés, a insisté le successeur de Pierre. "Chacun de nous est un pécheur pardonné. Si l’un d’entre nous ne se sent pas ainsi, il vaut mieux qu’il ne se confesse pas".

    La célébration fréquente du sacrement de la réconciliation "devient, tant pour le pénitent que pour le confesseur, un chemin de sanctification", a expliqué l’évêque de Rome. Il a cité un poème dédié à la Vierge composé par un curé argentin dans lequel ce dernier explique la difficulté qu’on a à promettre de ne pas pécher, tout en sachant qu’on risque de rechuter par la suite: "Ce soir, Madame, la promesse est sincère. Mais juste au cas où, laissez-moi la clé à l’extérieur de la porte". Cette clé, a confié le pontife, est la "tendresse de Dieu".

    Être "frère, père, consolateur"

    "Être miséricordieux" dans la confession ne signifie pas pour autant "être large d’esprit", a souligné le pontife. Cela veut selon lui dire être frère, père, consolateur. La confession est en premier lieu un abandon à l’amour. Tout confesseur doit "toujours être capable de s’émerveiller devant les frères qui, par foi, demandent le pardon de Dieu".

    Le consolé consolera

    La confession est aussi une manière de se laisser transformer par l’amour, a déclaré le pape François. "L’individu ne change pas à cause d’une série aride de préceptes mais par la rencontre avec un grand amour", a-t-il insisté. Le confesseur doit percevoir ce "miracle du changement" et l’encourage.

    La confession doit enfin permettre au pénitent de correspondre à l’amour de Dieu reçu et accepté. Celui qui a été pardonné "ne peut que consoler les affligés". Si la correspondance parfaite est impossible, Dieu indique malgré tout un amour possible, celui du frère. (cath.ch/imedia/cd/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus