Ukraine: les uniates entendent (170389)
Rome, 17mars(APIC/CIP) Les responsables de l’Eglise clandestine catholique ukrainienne de rite byzantin (uniate) viennent une nouvelle fois de rejeter une proposition des autorités soviétiques de normaliser la situation
de l’Eglise uniate. Les autorités s’étaient engagées à ne pas l’empêcher de
célèbrer la messe par la force à condition que les cérémonies de l’Eglise
uniate se déroulent dans des lieux de culte de l’Eglise catholique de rite
latin.
L’Eglise uniate clandestine voit dans cette proposition une manoeuvre
destinée à esquiver le débat sur la question de sa légalisation en URSS. Le
cardinal Myroslav Lubachyvski, archevêque majeur de Lviv des Ukrainiens,
qui réside à Rome, a rappelé qu’une telle offre a déjà été faite dans le
passé et qu’elle a toujours été repoussée. "Nous sommes des catholiques, en
pleine communion avec Rome, mais nous observons le rite byzantin, a-t-il
commenté. Telle est notre tradition, et nous n’acceptons aucun compromis
sur ce point".
Le cardinal Lubachyvski a rappelé qu’avant sa dissolution en 1946 et son
intégration forcée dans l’Eglise orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou,
l’Eglise catholique ukrainienne possédait plus de 4’000 églises et chapelles. Les fidèles de cette Eglise, comme citoyens soviétiques, auraient le
droit de participer à leurs cérémonies religieuses dans leurs propres églises. Il y aurait en URSS quelque 4,5 millions de fidèles et dix évêques
clandestins appartenant à l’Eglise catholique ukrainienne de rite byzantin
(uniate). 10 à 15 millions de catholiques de rite latin vivent dans 13 des
15 républiques soviétiques, et sont concentrés surtout dans les pays baltes, en Biélorussie et dans la partie occidentale de l’Ukraine, près de la
Pologne. (apic/cip/jt/pr)