Turquie: travail difficile pour les oeuvres d’entraide (130691)
Lausanne, 13juin(APIC) Le travail des oeuvres d’entraide est menacé à la
frontière irako-turque, car des soldats irakiens se trouvent parmi les réfugiés, estime l’Entraide protestante suisse (EPER) dans un communiqué publié jeudi 13 juin. L’aide aux réfugiés est rendue difficile en raison de
tirs sporadiques entre Turcs et Irakiens et d’escarmouches dans les montagnes de la région d’Hakkari.
Les oeuvres d’entraide craignent de plus que le retrait des troupes occidentales de la zone frontière du nord de l’Irak et leur remplacement par
de faibles contingents de l’ONU livre les réfugiés à l’arbitraire des Irakiens. Ceci, affirment-t-elles, risque de provoquer un nouvel exode massif
vers la Turquie, qu’il faut à tout prix éviter.
L’EPER et Caritas Suisse ont déjà versé deux millions de francs à l’organisation partenaire turque qui agit en leur nom dans la région ainsi qu’à
Dahuk en Irak. Elles collaborent avec les Diakonischen Werk et Caritas Allemagne.
A Cukurca, où une collaboratrice de l’EPER s’est rendue récemment, il ne
reste plus guère qu’un millier de réfugiés. La plupart sont partis pour le
camp de Zakho. Quelque 6’000 réfugiés de Semdinli rejoindront le camp irakien de Silopi d’ici la fin du mois. (apic/com/cor)