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    Kurdes, assyriens et grecs seuls face à la répression

    Turquie: le secrétaire général du COE préoccupé par le minorité grecque

    Genève, 29novembre(APIC) "Il existe des preuves d’une animosité croissante à l’encontre de la minorité grecque en Turquie", écrit le secrétaire

    général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) Konrad Raiser, dans une

    lettre adressée au premier ministre de Turquie, Mme Tansu Ciller, pour

    l’informer des préoccupations du COE exprimées sur la base de témoignages

    de plusieurs groupes à propos de restrictions de certains droits fondamentaux de la minorité grecque en Turquie.

    "Il est important, relève le secrétaire du COE, que les gouvernements

    créent des conditions permettant le maintien de la présence de communautés

    religieuses dans leur pays d’origine".

    La préoccupation de Konrad Raiser pour les minorités en Turquie rejoint

    celle de dizaines de mouvements pour les droits de l’homme, inquiets du laxisme sinon de la complicité affichés par la communauté internationale. Les

    commentaires à ce propos ne cessent du reste d’augmenter, tantôt teintés

    d’incompréhension, tantôt imprégnés de colère.

    Pour nombre d’organisations humanitaires, de mouvements de solidarité et

    chrétiens, le sort des minorités et le droit de celles-ci à vivre ethniquement leur différence, ne préoccupe guère le gouvernement turc. Plus inclin

    à utiliser la manière forte, la répression la torture et l’assassinat qu’à

    affronter les réalités et les revendications des peuples établis sur son

    territoire.

    Le peuple kurde en sait quelque chose, fait-on remarquer. Et avec eux

    les habitants des villages assyriens catholiques de Hassana, expulsés la

    semaine passée par l’armée, et de Bate, entièrement rasé le mois dernier

    par la même armée. Au vu et au su des gouvernements européens plus prompts

    à protéger leurs intérêts stratégiques en Turquie qu’à intervenir d’une manière ou d’une autre.

    Les opérations menées en France contre le PKK et l’interdiction de ce

    même parti en Allemagne ne constituent rien d’autre qu’un blanc-seing donné

    aux autorités turques, commente-t-on. En constatant que le veto à ces activités sur le territoire français et allemand pourrait se comprendre si ces

    mêmes pays, avec le reste des gouvernements européens, ne faisaient pas à

    ce point fi des revendications des minorités. Qu’elles soient kurdes, assyriennes ou grecques. Ces peuples, souligne-t-on tant en Belgique qu’en

    Suisse - l’ACAT par exemple - en Allemagne ou en France, affrontent seuls

    et dans l’indifférence la répression. (apic/pr)

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