Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Turquie: L’attentat commis contre des Assyriens (210193)

    est l’"oeuvre" des forces turques, dénonce l’ADO

    Un peuple en voie d’extinction réclame le droit de vivre

    Ankara/Bruxelles, 21janvier(APIC) L’attentat récemment perpétré dans le

    sud-est de la Turquie qui a tué cinq Assyriens et en a blessé douze autres

    a été commis par les forces de l’ordre turques, accuse l’Organisation démocratique Assyrienne (ADO). Et non par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à qui les agences de presse officielles et semi-officielles travaillant en Turquie ont attribué ce carnage. "Il s’agit d’un attentat délibéré, car il était connu que les minibus appartenaient à des Assyriens et

    qu’ils circulaient entre des villages chrétiens", dénonce l’ADO au correspondant de l’agence APIC à Bruxelles.

    Ces derniers temps, les Assyriens du sud-est de la Turquie et du Tur Abdin en particulier sont régulièrement impliqués dans le conflit qui oppose

    les unités militaires turques et les combattants kurdes.

    Selon l’ADO, "les forces à l’origine de l’attentat et d’autres exactions

    sont constituées de ’gardiens de village’ que l’Etat soutient logistiquement en les équipant tout à fait officiellement en armement lourd". Ces

    derniers mois, les habitants de nombreux villages assyriens ont été contraints, sous la menace, de quitter le pays. Toujours selon l’ADO, le

    Hezbollah est également responsable de divers assassinats de journalistes

    commis en 1992. "Bien que la Turquie nie officiellement entretenir des relations avec ces forces, ce dernier est soutenu par les forces de sécurité

    turques".

    L’an dernier, les Assyriens ont été la cible d’une douzaine d’attaques

    délibérées de ces différents forces et du PKK. Le but poursuivi, affirme

    l’ADO, est de semer l’angoisse et la panique chez les Assyriens du Tur Abdin afin de les chasser du pays. Le Tur Abdin (Montagne des serviteurs de

    Dieu), ancien centre du monachisme et peuplé uniquement de chrétiens, est

    l’objet d’une "purification ethnico-religieuse", dénonce l’organisation.

    "Des personnes âgées, des femmes, des enfants et des hommes innocents sont

    assassinés sans scrupule.

    Requêtes assyriennes

    Pris entre le marteau turc et l’enclume kurde, les Assyriens de Turquie

    lancent un appel à la communauté internationale, et en particulier au Parlement européen et au Conseil de l’Europe, afin qu’ils relaient auprès des

    autorités turques plusieurs requêtes restées sans réponse à ce jour: la garantie de la sécurité de leur vie et de leurs biens, afin de stopper le

    mouvement d’émigration de leur communauté; la poursuite en justice des responsables de toute forme de violence à l’égard des Assyriens; la possibilité de créer des associations culturelles, de parler publiquement et d’enseigner leur langue; d’entretenir leur patrimoine artistique, de restaurer

    et d’agrandir leurs églises et leurs monastères; le respect de leur style

    vie et de leurs convictions religieuses.

    Le sort des Assyriens vient de faire l’objet d’un dossier publié conjointement par "Droits de l’homme sans frontières" et le "Centre culturel

    de Mésopotamie à Bruxelles, sous le titre "Assyriens, un peuple en voie

    d’extinction".

    Chef d’oeuvre en péril

    Les Assyriens appartiennent à un peuple vieux de plusieurs millénaires,

    qui a été évangélisé dès le premier siècle par saint Thomas. Ils seraient

    encore aujourd’hui deux millions, dont plus de la moitié vivent en diaspora. En Turquie, ils ne sont plus guère que 25’000. Ils portent en eux l’histoire d’une civilisation prestigieuse dont le berceau fut la Mésopotamie.

    Hammurabi et son code, Babel-Babylone, Ur, en Chaldée, d’où partit Abraham,

    sont autant de noms qui font partie de son héritage. Les Assyriens s’expriment en araméen, la langue du Christ.

    Le sort de cette minorité assyrienne reste très peu connu. D’où l’intérêt de "Droits de l’homme sans frontières" d’ouvrir un large dossier sur

    les Assyriens de Turquie, mais aussi sur ceux qui vivent en Irak, en Syrie

    et en Iran. "Si la priorité a été donnée à la Turquie, explique-t-on du côté des responsables de cette organisation de défense des droits de l’homme,

    c’est que ce peuple est pariculièrement menacé dans ce pays, si rien n’est

    entrepris pour éviter que ne s’éteigne la flamme de cette communauté, pourtant encore si vivante au début de ce siècle. (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus