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    Deux Congrès interdits par le gouvernement

    Tunisie: Les ONG dénoncent la dégradation des libertés

    Tunis, 12 septembre 2005 (Apic) Après l’interdiction du Congrès constitutif du Syndicat des Journalistes Tunisiens (SJT) le 7 septembre, les autorités viennent d’interdire le 6è congrès de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), qui devait avoir lieu le 9 septembre. Plus de 30 ONG protestent.

    Les ONG internationales et tunisiennes s’indignent de la dégradation rapide du climat général des libertés en Tunisie. Et cela à deux mois du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI, 15-18 novembre 2005). Après l’interdiction du Congrès constitutif du Syndicat des Journalistes Tunisiens (SJT) le 7 septembre, le gouvernement a interdit le 6è Congrès de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) qui devait avoir lieu le 9 septembre. Les ONG dénoncent "cette grave décision qui vise la plus ancienne ligue des droits de l’Homme du monde arabe et du continent africain".

    Même les magistrats sont les victimes de ce déni de l’Etat de droit, poursuivent les ONG. En effet, l’Association des Magistrats Tunisiens (AMT) s’est vue interdire l’accès à ses propres locaux pour avoir revendiqué publiquement un statut garantissant l’indépendance de la Justice.

    Pour les organisations de défense des libertés, ces événements s’inscrivent dans "un contexte de recrudescence des atteintes aux libertés: encerclement policier des locaux associatifs, agressions verbales et physiques, campagnes de diffamation, harcèlement des défenseurs des droits de l’Homme".

    Elles poursuivent: "Il est inconcevable que le Sommet Mondial de l’Information se tienne à Tunis avec un bilan aussi déplorable en matière de libertés". En conséquence, elles en appellent au gouvernement tunisien afin qu’il "respecte ses promesses relatives aux libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, garanties par les Conventions internationales ratifiées par la Tunisie, à nouveau formulées lors de la première phase du SMSI en décembre 2003.

    Les ONG signataires, défenseurs des Droits de l’Home et des de la liberté de la presse, sont plus d’une trentaine dont deux organisations suisses: Comunica-ch (coalition Suisse pour le SMSI) et Deutscher Journalisten- Verband (apic/omct/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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