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    Fatwa d’un juge religieux saoudien

    Tunisie: Le mufti de la République au secours d’une chanteuse taxée d’apostasie

    Tunis, 12 mars 2002 (APIC) Cheikh Kamaleddine Jaïet, mufti de la République de Tunisie, la plus haute autorité religieuse du pays, a pris la défense de la chanteuse tunisienne Zikra, taxée d’apostasie et condamnée à mort par un juge religieux saoudien.

    "L’accusation d’apostasie est sans fondement au regard des propos tenus (par Zikra). Elle a prouvé sa bonne foi et il n’y a pas eu outrage délibéré ni préjudice de sa part à l’islam", a déclaré en substance le mufti à l’hebdomadaire tunisien "Haqaïq".

    Le mufti, féal du régime autoritaire du président Zine El Abidine Ben Ali, reproche néanmoins à la chanteuse une comparaison "malencontreuse" et "inappropriée" entre ses difficultés en tant qu’artiste immigrée en Egypte et les souffrances du prophète de l’islam Mahomet. "Elle n’avait pas à faire une telle comparaison en raison de la stature du Prophète" au regard des musulmans, a commenté Cheikh Jaïet.

    Interrogée par la revue tunisienne, la chanteuse s’est à nouveau disculpée et affirmé avoir été l’objet de manipulation dans une affaire "totalement fabriquée". Un juge religieux saoudien, Cheikh Ibrahim al- Khodeiri, avait appelé à condamner Zikra à la peine capitale pour apostasie, mais sa fatwa a été contestée par des muftis d’Egypte et du Yémen. Les propos incriminés de Zikra, artiste de variété tunisienne résidant en Egypte, avait été tenus lors d’une conférence de presse lors d’un festival de chant à Qatar. (apic/orj/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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