Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Rencontres avec les évêques, les diplomates et les jeunes

    Troisième journée du pape au Sénégal (210292)

    Rome, 21 février(APIC) Jean Paul II, lors de sa troisième journée au Sénégal, a rencontré vendredi les évêques du Sénégal, de Mauritanie, du CapVert et de Guinée Bissau. Puis il s’est adressé au Corps diplomatique réuni

    à la Nonciature apostolique de Dakar. Enfin dans la soirée, dans le stade

    "Demba Diop", dédié à l’ancien Ministre de la Jeunesse assassiné en 1967,

    Jean Paul II rencontrait les jeunes de la capitale, catholiques et musulmans mêlés.

    Ces trois rencontres ont été précédées d’une visite au sanctuaire de

    Notre-Dame de la Délivrance à Popanguine, au sud de Dakar. Le village de

    Popanguine est aussi le lieu de naissance du cardinal Hyacinthe Thiandoum,

    archevêque de Dakar. Au cours d’une messe célébrée devant le sanctuaire marial, le pape a invité les fidèles à "enraciner dans leur vie l’Evangile

    qu’ils ont accueilli. "A vous, a-t-il dit, de faire en sorte que la Bonne

    Nouvelle pénètre profondément dans les communautés, dans les familles et

    dans chaque personne: C’est la tâche exhaltante qui vous attend. C’est aujourd’hui la tâche de toute l’Afrique engagée dans la préparation de l’Assemblée spéciale du Synode des évêques".

    Rencontre avec les évêques

    Plus tard Jean Paul II a rencontré la Conférence épiscopale du Sénégal,

    de la Mauritanie et du Cap-Vert, de même que l’évêque de Bissau (Guinée

    Bissau) qui fait maintenant partie de cette même Conférence. Le pape a évoqué dans son discours les différents problèmes de l’Eglise africaine. Il a

    entre autres invité les évêques à s’orienter vers "l’auto-suffisance financière". "Que le clergé, a-t-il dit, n’ait pas à porter seul la charge de

    rechercher l’argent et de le gérer! Puissent les communautés chrétiennes,

    dans leur attachement à leurs pasteurs, les soutenir par un salaire honnête. Le clergé en retour devra rendre compte et du temps consacré à la pastorale et de son mode de vie.

    Le pape a aussi plaidé pour "l’utilisation méthodique et compétente des

    moyens de communications sociales". Il a ensuite affirmé que "l’inculturation est le grand défi pour l’Eglise catholique en Afrique en cette veille

    du 3e millénaire". Il a ajouté: "A partir de la sève authentiquement chrétienne reçue d’En Haut, il s’agit de produire des fruits authentiquement

    africains, en union avec l’Eglise universelle". Enfin Jean Paul II a souligné que "pour l’Eglise en Afrique, le dialogue interreligieux est particulièrement important et nécessaire à l’évangélisation". Il a expliqué que

    "le pluralisme religieux, en effet, affecte souvent le milieu national,

    ethnique et parfois même familial. Seul un authentique esprit de dialogue

    chez tous ceux qui sont concernés peut empêcher que de telles différences

    deviennent causes de conflit et de discorde".

    Rencontre avec les diplomates

    Le discours le plus important de vendredi a été sans aucun doute celui

    que Jean Paul II a prononcé devant le Corps diplomatique à la Nonciature

    apostolique de Dakar. Il a mis en évidence la disparité matérielle des peuples alors que les progrès techniques de contact ont fait pourtant d’immenses progrès: "En ce temps on l’on s’émerveille de voir abolies les distances, à l’heure où les informations sont transmises instantanément partout,

    on constate avec tristesse que subsistent entre les peuples des distances

    énormes: tragique disparité de l’espérance de vie et des moyens diponibles

    pour l’éducation et la santé, différence profonde dans la jouissance des

    libertés. En fait, un constat très inégal de la dignité humaine!". Après

    ses appels à la solidarité lancés en 1980 et en 1990 à Ouagadougou (Burkina

    Faso), le pape a répété "qu’il est temps que la famille humaine prenne

    conscience de ses vrais devoirs: que l’homme se mette au service de l’homme, qu’il engage tous ses talents et toutes ses ressources spirituelles et

    matérielles pour les causes de la paix , du droit, du bien vivre de tous

    les hommes qui sont en vérité ses frères!".

    La paix, principal objectif

    Le pape a fait remarquer que la préoccupation la plus immédiate pour

    l’Afrique est "évidemment" la paix. Il a cité, entre autres cas concrets,

    la dure condition où se trouve le Libéria tout proche. La plupart des conflits, a-t-il ajouté, "apparait comme une affaire interne aux nations" et

    il est souvent difficile à d’autres Etats d’assurer un arbitrage tout en

    respectant l’indépendance des pays concernés". Mais le pape pose cependant

    la question: "Les Etats voisins ne doivent-ils pas acccueillir des réfugiés, contrôler l’évolution de groupes armés, arrêter les fournitures d’armes ou empêcher leur transit ? C’est là une première forme de solidarité

    pour construire la paix".

    Le pape, après s’être réjoui du vaste mouvement démocratique que nous

    voyons s’étendre dans le monde actuellement et tout particulièrement en

    Afrique", a aussi parlé de la famine. La première évidence - mais est-elle

    assez perçue dans le monde? - est que l’on ne peut se résigner à voir la

    famine menacer encore et toujours des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sur cette terre. L’entraide s’exerce, mais avec des lenteurs et des

    entraves. "Il faut agir, a-t-il exhorté, et agir davantage encore". Enfin

    le pape s’est écrié: "Je ne me lasserai pas de répéter que la vraie solidarité pour le développement suppose le partenariat entre les personnes et

    entre les communautés, le soutien de leurs initiatives, la mise en valeur

    de leurs qualités propres et de leur héritage culturel".

    Le pape et les jeunes

    Jean Paul II a rencontré dans la soirée les jeunes dans le stade "Demba

    Diop". Il a demandé à ses interlocuteurs - de nombreux musulmans étaient

    aussi présents - de cultiver l’esprit de dialogue. "Que chrétiens et musulmans collaborent dans ce qui fait grandir la communauté humaine!. Vous, les

    jeunes, bien que vous ne soyez pas unis dans vos croyances, apprenez à vous

    respecter et à vous tolérer". (apic/jt/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus