Triennat de la famille en Valais: (260291)
Ne pas se culpabiliser et avancer dans le dialogue
Sion, 26février(APIC) Près d’un millier de personnes ont répondu samedi
et dimanche à l’appel des Equipes Notre-Dame (END) et des Anciens Retraitants Paroissiaux (ARP) du Valais pour participer à un week-end des familles dans le cadre du Triennat de la famille (TF) organisé dans le diocèse
de Sion. Le Collège des Creusets et la salle de la Matze à Sion accueillaient pour l’occasion le Père Bernard Olivier, aumônier international des
END, et l’écrivain René Lejeune, ancien directeur de l’Ecole internationale
de Genève, pour une réflexion sur le sacrement de mariage et la famille.
C’est un regard d’espérance que les conférenciers ont posé sur la famille, a relevé René Poscio, responsable diocésain des END. Un regard qui invitait les époux à résoudre les conflits par le dialogue et à ne pas se
culpabiliser, le bonheur et le plaisir étant des composantes essentielles
de la vie du couple.
Dans son exposé intitulé "Le sacrement de mariage, chemin d’amour, de
bonheur et de sainteté", le Père Olivier a souligné que le mariage est le
meilleur garant de l’amour par la fidélité à quoi il engage. Il ne faut pas
s’inquiéter face aux jeunes qui vivent ensemble sans être mariés, a-t-il
ajouté, et cela pour trois raisons: les parents n’ont pas à assumer la
responsabilité du choix de leurs enfants; il ne faut en aucun cas rompre le
dialogue; les enfants doivent se savoir aimés quel que soit leur choix.
Réhabiliter le corps
Rappelant le contentieux qui a toujours existé entre l’Eglise et la sexualité, le Père Olivier a souligné qu’aucun sentiment ne s’exprime sans
que le corps entre en jeu. Il a invité à le réhabiliter comme partie intégrante de la personne et à ne pas séparer le corps et l’âme.
René Lejeune a traité de "Vie familiale et vie professionnelle, le bonheur en plus" et de "l’enfant et le vide spirituel". Il a souligné que la
vie familiale est capitale pour le développement harmonieux de l’enfant,
qui a besoin de son père et de sa mère jusqu’à l’âge de trois ans au moins.
Selon René Lejeune, la meilleure manière pour les parents d’éveiller l’enfant à la vie spirituelle, c’est de vivre en vérité; il est important, a-til ajouté, de développer très tôt la vie spirituelle chez l’enfant, non pas
comme une corvée pour gagner un paradis futur, mais comme un élément
d’équilibre dans son existence quotidienne. (apic/com/cor)