Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pour protester contre les centres de rétention des étrangers

    Toulouse : Le « cercle du silence » des franciscains s’élargit

    Toulouse, 31 janvier 2008 (Apic) Le mouvement de protestation lancé en octobre à Toulouse, dans le sud de la France, par des frères franciscains contre les centres de rétention des étrangers irréguliers a réuni plus de 250 personnes mardi 29 janvier, indique le quotidien français « La Croix ».

    L’action lancée le 30 octobre, prend de l’ampleur. Tous les mardis depuis, ils se réunissent pour protester. Ils étaient une vingtaine au début, puis 50, 100, bientôt près de 250 personnes, debout, recueillies autour d’une lampe à la lumière bleutée, posée au sol. Silence. Pour une heure.

    La communauté franciscaine de Toulouse renouvelait ainsi, mardi 29 janvier à la tombée de la nuit, sa protestation contre les centres de rétention des personnes étrangères en situation irrégulière. « Cette prise de position n’est pas liée au bouillonnement actuel dans ces centres, précise le P. Alain Richard, 83 ans, son doyen. Avant l’été, nous songions à faire quelque chose. Nous avons discuté entre nous, et ce type d’action s’est imposé : un cercle de prière, en silence. Quelque chose de simple, une contribution modeste pour saluer le travail de nombreuses associations sur le terrain qui oeuvrent souvent dans l’ombre. Et un appel pour qu’émergent des solutions plus respectueuses de l’être humain que ces centres où sont enfermés des gens dont le seul crime est d’être venus chez nous ».

    Pour appuyer leur discours, les religieux montrent, sur leurs panneaux Place du Capitole comme sur leur site Internet - www.franciscainstoulouse.fr -, les photographies qu’ils sont allés prendre au centre de rétention de Cornebarrieu, à une quinzaine de kilomètres de la Ville rose. Grillages, barbelés, hautes plaques métalliques pour cacher des regards extérieurs, les clichés interpellent. « Je ne savais même pas qu’un tel centre existait si près d’ici, reconnaît Nathalie, étudiante. C’est vrai que se dire que des familles avec des enfants transitent par là, cela interroge ».

    A Cornebarrieu, le « secteur » des familles est vide aujourd’hui. Mais depuis vendredi 25 janvier seulement, et la libération d’une famille avec cinq enfants (dont un de 6 mois), qui attend désormais sa régularisation, après vingt-quatre jours dans le centre. « La durée moyenne de rétention est un des problèmes de Cornebarrieu, souligne Lionel Claus, coordinateur de la Cimade à Toulouse, qui travaille sur le site. Elle est de quatorze jours, contre une semaine sur la plupart des autres centres. »

    Selon « La Croix », l’an dernier, 2’155 personnes, de 101 nationalités différentes, sont passées par Cornebarrieu, dont 28 familles et un total de 37 enfants. Six d’entre eux ont été reconduits à la frontière. (apic/cx/jlf/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus