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    Cameroun: Amnesty International dit halte à l’impunité des atteintes aux droits humains

    Torture et exécutions illégales

    Yaoundé/ Lausanne, 24 janvier 2012 (Apic) Un rapport d’Amnesty International (AI) publié le 24 janvier 2013 accuse les forces de sécurité camerounaises de pratiquer exécutions illégales et torture. L’ONG reproche aux autorités son laxisme face à ces graves violations des droits humains

    "La population du Cameroun subit de multiples atteintes aux droits humains, parmi lesquelles des exécutions illégales et des actes de torture", rapporte le communiqué d’AI. L’ONG indique que les autorités du pays tentent d’utiliser la justice pénale pour museler les opposants politiques, les défenseurs des droits humains et les journalistes.

    "Le gouvernement doit faire clairement comprendre aux forces de sécurité que les violations des droits humains ne seront pas tolérées, et que leurs auteurs seront traduits en justice", assène Godfrey Byaruhanga, chercheur sur l’Afrique centrale à AI.

    Conditions de détentions inhumaines

    Le rapport présente une série de cas où l’intimidation et les emprisonnements ont été employés pour bâillonner l’opposition au président Paul Biya. Les défenseurs des droits humains et les membres de leur famille seraient harcelés et menacés en raison de leur travail, sans que les autorités ne les protègent.

    Au fil des ans, "des dizaines de détenus ayant tenté de s’évader ont été blessés ou tués par balle par des gardiens de prison", rapporte également AI. De nombreux prisonniers sont entravés et beaucoup sont détenus depuis plus de 20 mois sans avoir été jugés, poursuit le communiqué de l’ONG.

    Homosexuels opprimés

    Le pouvoir judiciaire est aussi une arme pour attaquer les personnes aux orientations sexuelles différentes, souligne AI. Les relations entre personnes du même sexe constituent une infraction pénale au Cameroun. Les autorités arrêtent, détiennent et torturent systématiquement des personnes en raison de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée. Ces violations ont même augmenté depuis le milieu des années 2000, déplore AI.

    L’ONG a adressé en septembre 2012 au gouvernement camerounais une note circonstanciée relative aux violations des droits humains accompagnée de recommandations. À l’issue de leur visite dans le pays en décembre 2012, les délégués de l’organisation ont conclu que les atteintes aux droits humains s’étaient poursuivies sans relâche depuis leur précédente visite en août 2010. (apic/com/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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