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    Des actes anti-constitutionnels

    Togo: Déclaration des Eglises catholique, méthodiste et presbytérienne

    Lomé, 22 février 2005 (Apic) Dans une déclaration commune, les responsables des Eglises catholique, méthodiste et presbytériennne du Togo estiment que les "actes posés, non conformes à la Constitution, ont ouvert une ère d’incertitude, qui préoccupe vivement toute la nation togolaise".

    Des responsables religieux catholiques, méthodistes et presbytériens ont fait part mardi 22 février de leurs "vives inquiétudes" face à la situation qui règne au Togo "après les évènements tragiques et douloureux que connaît" ce pays. "Les évènements qui se déroulent ces jours-ci sont difficilement acceptables", affirme la déclaration, qui poursuit: "Il est urgent de porter un regard lucide sur l’avenir et de s’assurer que les dérives présentes et futures ne mettent pas en cause la paix et la sécurité sur la terre de nos aïeux".

    Les Eglises catholique, méthodiste et presbytérienne du Togo demandent aux hommes politiques togolais "au pouvoir ou dans l’opposition" de "faire triompher le sens du bien commun dans le respect de la liberté".

    Faure Gnassingbé, l’un des fils du président défunt Gnassingbé Eyadéma, avait été désigné par l’armée et porté, le 7 février, à la tête de l’Etat, après avoir obtenu l’aval de l’Assemblée nationale grâce à une modification expresse de la Constitution, le 6 février.

    Une nouvelle révision de la Constitution a eu lieu le 21 février

    Les députés togolais ont révisé à nouveau lundi 21 février la Constitution, revenant au texte d’avant le 6 février, sans cependant remettre en cause l’investiture de Faure Gnassingbé. Ce dernier reste à la tête du pays jusqu’à l’organisation d’une élection présidentielle dans les 60 jours.

    La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait dénoncé un "coup d’Etat". Elle a décidé samedi 19 février la suspension du Togo de l’organisation, le rappel des ambassadeurs à Lomé, ainsi qu’une interdiction de voyager pour les dirigeants togolais.

    Pour sa part, le porte-parole du département d’Etat américain, Richard Boucher, a déclaré que Washington soutenait la décision de la CEDEAO et le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a appelé à trouver d’urgence une solution à la crise, dans le respect de la Constitution du pays. La France a elle aussi apporté dimanche 20 février son "soutien total à l’action conduite par la CEDEAO pour obtenir le retour à la pleine légalité constitutionnelle". (apic/ag/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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