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    Ils seront désormais facultatifs: grogne

    Timor Oriental: Suppression des cours obligatoires de religions

    Dili, 17 décembre 2004 (Apic) Le ministère de l’Education du gouvernement de Timor-Oriental, Armindo Maia, a supprime les cours obligatoires de religion pour les rendre facultatifs. La décision a provoqué la grogne auprès d’enseignants. Aucune réaction, en revanche, n’a pour l’heure été enregistrée du côté de la hiérarchie de l’Eglise catholique.

    Les cours de religion, qui avaient jusqu’à présent un caractère obligatoire dans les écoles publiques, ne seront désormais proposés qu’à titre facultatif. Citant l’article 45 de la Constitution du pays, qui stipule la séparation de la religion et de l’Etat, le ministre a aussi précisé que le gouvernement allait prochainement cesser de financer les salaires des professeurs de religion.

    Toujours selon le ministre, le gouvernement a pris ces décisions lors d’un récent Conseil des ministres consacré à l’étude du nouveau programme scolaire. "Le nouveau programme sera expérimenté sur une période d’une année scolaire avant d’être à nouveau soumis à l’examen du Conseil des ministres pour évaluation", a précisé le ministre.

    Pas de réaction de l’Eglise

    La hiérarchie de l’Eglise catholique locale n’a pas officiellement réagi à la nouvelle. Dans un pays où près de 98% des 900’000 habitants se disent catholiques, l’annonce a toutefois suscité des réactions. Pour Francisco Jeronimo Martins, membre du Parlement et professeur de religion, la décision gouvernementale ne peut que provoquer un choc au sein de l’Eglise.

    Pour Soeur Guilhermina Marcal, consultante auprès du ministère de l’Education, le choix du gouvernement ne se justifie pas. "Le pouvoir a la responsabilité de protéger et de favoriser le développement de toutes les religions dans le pays. L’enseignement des religions est une manière de le faire. Pourquoi alors le supprimer ?", s’est-elle interrogée, avant de s’inquiéter pour les religions qui n’ont pas, contrairement à l’Eglise catholique locale, d’infrastructures établies: "Le gouvernement va-t-il les laisser disparaître et mourir ?" (apic/eda/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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