Canberra/Dili, 17octobre(APIC) Neuf personnes ont été arrêtées par des
soldats indonésiens après la visite de Jean Paul II à Timor-Est. Ces personnes ont été torturées pour la plupart. C’est ce qui a été rapporté par
Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, administrateur apostolique de Dili, dimanche dans une interview téléphonique accordée à l’agence de presse australienne AAP. Mais selon lui, il n’est cependant pas juste que les hommes du
FRETILIN, mouvement indépendantiste du Timor-Est, qui ont manifesté jeudi
dernier pendant la messe du pape, aient été tués.
Samedi, le journal "Expresso" qui paraît à Lisbonne, la capitale
portugaise, avait parlé de plusieurs morts en se référant aux propos d’un
prêtre catholique de Dili. "Je n’ai rien entendu à ce sujet, et de tels
incidents seraient certainement parvenus à mes oreilles", a déclaré Mgr
Ximenes Belo au téléphone. Parmi les neuf personnes arrêtées se trouvent
six étudiants catholiques. Huit autres se sont cachés dans la résidence
épiscopale par peur devant les soldats indonésiens. Le pape Jean Paul II a
passé au Timor oriental environ cinq heures lors de son voyage dans le
Sud-est asiatique qui s’est terminé lundi. Cette région, ancienne colonie
portugaise, a été annexée en 1976 par l’Indonésie. Jean Paul II y a réclamé
le respect des droits de l’homme pour tous les groupes de la population. Le
Vatican, ainsi que les Nations Unies ne reconnaissent pas l’occupation
indonésienne du Timor Oriental. (apic/kna/bd)